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Guinée: la grève des enseignants entre dans sa deuxième semaine

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En Guinée s'ouvre une nouvelle semaine de tension dans l'éducation nationale. Une partie des enseignants maintiennent leur mot d'ordre de grève et entame ce lundi 20 novembre leur deuxième semaine d'action. Malgré les appels du pied du gouvernement et des principaux syndicats pour lever le mouvement et malgré l'arrestation de plusieurs syndicalistes ce week-end. Le bras de fer continue.

 

Les grévistes, des syndicalistes du SLECG, le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, réclament une augmentation de salaire et contestent l'accord sur la nouvelle grille salariale signé en février puis en septembre 2017 entre les autorités et les principales centrales syndicales.

« Ce mouvement, c'est la suite des précédents. Notre fédération avait suspendue et non pas levé la grève », déclare l'un des leaders, Aboubacar Soumah. « C'est une grève illégale », rétorque le gouvernement, qui après la méthode douce, une rencontre au ministère de l'enseignement pré-universitaire en fin de semaine dernière, a employé la méthode forte en arrêtant plusieurs syndicalistes pour trouble à l'ordre public.

Aux côtés des autorités, le secrétaire général du SLECG considère, lui, les grévistes comme des dissidents. Dissidents ou non, les cours étaient en tout cas perturbés ces derniers jours.

Cette semaine, une troisième voix risque de s'inviter à nouveau dans le débat. Depuis mercredi 15 novembre, dans certains quartiers de la capitale comme Cosa ou Sonfonia, des élèves mécontents de l'absence de cours paralysaient la circulation et jetaient des pierres dans la rue.