lundi , 12 avril 2021

Coronavirus : 2400 doses de faux vaccins saisies en Afrique du Sud, un réseau clandestin démantelé en Chine

La lenteur du circuit d’approvisionnement en vaccins contre la covid-19 crée un besoin qui offre aux groupes criminels spécialistes de la contrefaçon, l’occasion de s’enrichir illégalement. Alors qu’elle peine à obtenir tous les vaccins qu’il lui faut, l’Afrique n’est pas épargnée par cette menace.

En Afrique du Sud, plus de 2400 doses de faux vaccins ont été saisies par la police. C’est ce qu’a annoncé INTERPOL, le mercredi 3 mars 2021, dans un communiqué lu par l’Agence Ecofin.

« 400 ampoules – équivalant à environ 2400 doses – contenant de faux vaccins ont été trouvées dans un entrepôt de Germiston, dans le Gauteng, où les agents ont également récupéré une grande quantité de faux masques 3M, et arrêté trois ressortissants chinois et un ressortissant zambien », a indiqué l’organisation dans son document.

Cette opération a été menée par la police sud-africaine. Elle intervient quelques semaines seulement après la publication par INTERPOL d’une alerte mettant en garde les services de police contre les réseaux criminels organisés qui ont pris pour cible les vaccins contre la covid-19.

Faisant face à une deuxième vague, l’Afrique pourrait être particulièrement exposée à cette menace, en raison de la difficulté du continent à avoir accès au nombre de vaccins dont il a besoin. Cette situation pourrait pousser des particuliers à chercher des canaux parallèles pour obtenir rapidement les produits que leurs Etats n’arrivent à acquérir que lentement ; les exposant ainsi à l’inoculation de faux vaccins.

L’Afrique du Sud qui est le pays le plus touché du continent par le coronavirus avec 1,5 million de cas confirmés pour 50 462 morts, est loin d’être la seule concernée par ce trafic, affirme INTERPOL.

« En Chine, la police a réussi à identifier un réseau vendant des vaccins covid-19 contrefaits, à faire une descente dans les locaux de fabrication ; ce qui a permis l’arrestation de 80 suspects, et à saisir plus de 3000 faux vaccins sur place », révèle le communiqué. Et encore, il ne s’agirait là que de la partie émergée de l’iceberg.

D’autres enquêtes sont en cours non seulement concernant la distribution de faux vaccins mais également concernant des tentatives d’escroquerie visant des organismes de santé, tels que des maisons de retraite.

« INTERPOL avertit à nouveau le public qu’aucun vaccin approuvé n’est actuellement disponible à la vente en ligne […] Toute personne qui achète ces médicaments se met en danger et donne son argent aux criminels organisés », conclut l’organisation siégeant à Lyon, en France.

Agence Ecofin

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