vendredi , 23 avril 2021

Une ministre accusée de détournement de 20 millions d’euros (média)

Ne vous méprenez pas. Vous n’êtes pas en Somalie, le pays le plus corrompu d’Afrique mais bien en République de Guinée. 20 millions d’euros détournés par une ministre? Ce n’est pas un canular. L’information a été donnée par le site d’informations Guineenews. Le journal en ligne guinéen a révélé ce jeudi matin que la ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle Djenab Dramé a détourné plus de 200 milliards de francs guinéens (20 millions d’euros) en plusieurs étapes. Selon le journal, la jeune dame a usé d’habile stratagème pour avoir “sa caverne d’Ali Baba” sous le règne d’Alpha Condé.

« Suite aux travaux menés par cette commission émanant du cabinet présidentiel, la ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi a été épinglée pour non justification de 28 milliard de francs guinéens et plus de 100 milliards de déficit qu’elle a laissé quand elle était directrice administrative et financière (DAF) au ministère de la santé. Sans compter un montant de plus de 56 milliard prétendument « détourné » au moment où elle était DAF au ministère de l’Agriculture. Tout ça, c’est au compte Djenab Dramé alias « Zenab Nabaya », actuelle ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi et directrice adjointe du directoire de campagne du candidat Alpha Condé lors de l’élection présidentielle du 18 octobre », écrit le journal. Ajoutant que la dame en complicité avec le ministre du Budget Ismaël Dioubaté –himself- « a négocié et obtenu un crédit supplémentaire de plus de 35 milliards de francs guinéens pour dit-on équiper les centres de formation professionnelle (CFP) de Kankan, Kouroussa, Kérouané, Siguiri et N’zérékoré ». Visiblement, la dame, rapporte Guineenews, sait à elle seule où elle a mis le magot.

Plus loin, le journal rapporte que la ministre a balayé les accusations en ces termes : « la pratique est courante dans l’administration d’accuser et de diffamer. Là, il s’agit d’honneur, celui d’une jeune femme coupable d’avoir bénéficié de la confiance du chef de l’Etat à une haute fonction. Le moment venu, nous en parlerons. Je n’ai rien à me reprocher, ni à cacher. La vérité sera connue de tous. »

Présentement, fait noter le site d’informations, la jeune ministre est en train de mettre les petits plats dans les grands pour échapper à l’ire du chef de l’Etat. Ce dernier avait récemment juré de faire payer aux voleurs de la république….

Mediaguinee.org 

 

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