samedi , 23 janvier 2021

Accusée de détournements la ministre Zenab Dramé réplique : « Prenez mon poste, mais ne touchez pas à mon honneur ! »

Accusée –par Guinéenews- d’avoir détourné plus de 200 milliards de francs guinéens (20 millions d’euros), Djenab Dramé, la ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle a rejetée en bloc ces accusations. Sur les réseaux sociaux, a invité ses détracteurs à prendre son poste mais à ne pas toucher à son honneur . Lisez plutôt !

Je ne suis pas émue, ni ébranlée par votre publication,  car autant qui est coupable doit s’expliquer , je ne vois pas de raisons pour un innocent de se justifier. En attendant que vous n’apportiez la preuve des ” faits” révélés dans votre ” enquête” auprès sans doute de sources douteuses , je vous pardonne votre outrage et votre outrance. C’est dommage pour notre pays que la presse, très souvent , soit complice de cadres et personnalités qui ont prospéré dans la délation, le mensonge, le clientélisme, et pour parvenir á leurs fins sont prêts à tout,  à abuser de tout le monde, quitte à détruire des vies et des réputations établies. Dieu aide le pays et le Président à se débarrasser enfin du mal du carriérisme et des intrigues qui minent l’administration et font depuis toujours le malheur de la Guinée. 

J’insiste, je n’ai rien à me reprocher ni à cacher. Le moment venu, la vérité sera connue de tous et Dieu rendra justice. 

En attendant,  j’informe, – pour ceux qui s’en inquiéteraient ou en douteraient de bonne foi- , que je n’ai été,  à ce jour, mise en cause dans aucune affaire relevant de ma gestion actuelle ou antérieure : à commencer par Monsieur le Président de la République,  personne ne m’a encore incriminé ou interpellé à propos de prétendus détournements, encore moins m’intimer de rembourser quoi que ce soit. Je défie quiconque de prouver le contraire.

A la veille du remaniement ministériel qui aiguise les pires appétits et nourrit des tensions mortelles  entre d’innombrables ” ministrables”  , je sais que jusque sous mes pieds, une course est engagée pour ma succession, semble-t-il, ouverte. Je ne m’en préoccupe pas. Mais, mon honneur et ma réputation de femme, si. Au prix de ma vie, je les défendrai. Il y a le procès des hommes et le tribunal de Dieu.

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