jeudi , 22 octobre 2020

Dadis Camara, de nouveau au centre de la campagne électorale

Depuis le Burkina Faso où il est en exil, l’ancien président Moussa Dadis Camara continue d’influencer les campagnes électorales de son pays. Le nom de l’ancien homme de fort de Guinée, victime d’une tentative d’assassinat en 2009, alimente actuellement les débats de la présidentielle de la semaine prochaine. 

Il faut dire qu’il ne pouvait en être autrement. Depuis qu’il séjourne au pays des Hommes intègres, le nom de Dadis est devenu un véritable fonds de commerce pour les candidats aux différents scrutins.  Chacun y va de son projet, promettant son retour, dans le seul but de s’adjuger l’électorat d’une bonne partie de la Forêt (N’Zérékoré, Lola et Yomou principalement).

 Et la campagne en cours n’a pas dérogé à cette pratique. 

En séjour dans la région forestière, le leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a préféré touché à ce sujet jusque-là publiquement omis par les équipes de campagnes du RPG Arc-en-ciel.

L’ancien Premier ministre a promis aux habitants de Koulé, village natal de l’ancien officier situé à 50 km de la capitale régionale N’Zérékoré, le retour de leur fils s’il est porté à la tête de la Guinée à l’issue du scrutin du week-end prochain. « Comment voulez-vous que Koulé vote pour Alpha Condé alors qu’il a fait exiler votre fils ? Et, lorsque le capitaine Dadis a décidé de rentrer pour participer à la manifestation de la vérité dans l’affaire du 28 septembre, Alpha Condé et son réseau mafieux ont dérouté l’avion pour dire que Dadis ne peut pas être en Guinée. Depuis quand avez-vous vu un pays renvoyer son citoyen ? », a-t-il commencé par aborder le sujet. 

Pour le chef de l’opposition guinéenne, si Dadis doit aller en prison, cela doit être dans son pays.  Alors « Je vais autoriser le retour de Dadis dès mon accession au pouvoir », a-t-il promis. Et d’ajouter : « Je vais engager une politique de réconciliation qui passera nécessairement par la vérité, la justice et le pardon, sinon les Guinéens ne pourraient plus vivre ensemble ».

Mamady Fofana

 

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