jeudi , 24 septembre 2020

Présidentielle 2020: Que prépare Cellou Dalein Diallo ?

« Si Alpha Condé ne reconnait pas sa défaite dans les urnes, nous saurons la lui démontrer dans la rue, sans coup férir ».

Cette sortie de l’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo, intervenue dès sa sortie des locaux de la Cour constitutionnelle pour le dépôt de sa candidature à la présidencielle d’octobre prochain, présage déjà de lendemains orageux après la publication des résultats pour cette consultation.

Cette déclaration du champion de l’UFDG est d’autant surprenant que la campagne présidentielle n’a même pas encore débuté. Alors comment peut-il déjà annoncer qu’il a gagné les élections?

En demandant à Alpha Condé de reconnaître sa défaite, l’ancien Premier ministre nous rappelle le slogan  »provocateur » du camp de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo,  »On gagne, ou on gagne ». Loin de vouloir faire les prophètes de malheur, on connaît la suite.

 »Nous prenons déjà à témoin la communauté internationale qu’il est hors de question cette fois-ci que notre victoire soit confisquée », a-t-il ajouté.

Pour le moins que l’on puisse dire, cette sortie de celui qui a enregistré la plus longue durée dans les gouvernements successifs de Lansana Conté étonne plus d’un.

Il est un secret de polichinelle que Dalein sait pertinemment que ses militants sont très peu enregistrés sur le fichier électoral, pour le fait que des consignes claires n’ont jamais été données à ceux-ci pour se faire recenser.

Il leur a plutôt demandé de se préparer à empêcher les élections législatives et le référendum. Alors comment peut-il prétendre remporter la victoire, alors qu’il sait pertinemment que ses militants sont très peu enregistrés sur le fichier électoral?  s’interrogent plus d’un.

D’ailleurs, pourquoi vouloir participer à une élection dont il dit ne pas avoir confiance dans les institutions chargées d’organiser cette même élection ?

Le ministre Sanoussy Bantama Sow rétorque pour sa part qu’il ne sera pas permis à Dalein de  »perturber ce pays »

« Tout le monde sait qu’il n’a pas de députés à l’Assemblée nationale, son parti est en train de mourir. Il n’a pas confiance en la CENI et au fichier électoral. Comment peut-il être candidat à une élection qui est déjà perdue d’avance ?’’, se demande Bantama Sow.

Pour lui, l’opposant se prépare à provoquer des violences après les résultats, mais jure que tout sera mis en oeuvre pour qu’il ne voit jamais ce rêve funeste se realiser. Et par conséquent lui demande d’aller se reposer dans son village.

Toujours est-il que les sorties de ces deux camps antagonistes n’augurent rien de paisible pour les populations guinéennes, habitués de se voir agressés et leurs biens pillés, sans qu’il n’y ait jamais de justice.

Allons-nous encore réveiller les vieux démons de la violence? La réponse sans doute dans les semaines à venir.

Boubah Cissé 
 
 

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