mardi , 11 août 2020
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La Commission électorale au bord de l’implosion

A peine annoncé, le chronogramme portant sur l’organisation de l’élection présidentielle du 18 octobre se retrouve au centre d’une contestation interne à la commission électorale nationale indépendante. Comme par le passé, l’organe électoral renoue avec la crise. 

La nouvelle crise est extériorisée à travers une déclaration signée de certains commissaires. A l’intérieur de ladite déclaration, les commissaires frondeurs estiment que la période de révision exceptionnelle de 15 jours allant du 17 au 31 juillet prévue dans le chronogramme n’est pas réaliste. Ils fustigent aussi la suspension de certains délais légaux comme l’affichage des listes. Et que le document ne prend pas en compte le dédoublonnage préalable du fichier électoral. « Le chronogramme exclut les guinéens de l’étranger des opérations d’enrôlement, ce qui constitue la confiscation de leur droit de dote », fulminent les commissaires signataire de la missive. 

Ils recommandent notamment le retour d’une mission d’audit qui a déjà séjourné en Guinée en 2018, histoire de faire l’état des lieux et formuler des recommandations pour l’assainissement du fichier électoral.

Cette voix discordante intervient alors que la Commission électorale déroule son chronogramme sur la base de la date du 18 octobre. Quel sera son impact sur le climat de travail à la CENI ? Pourra-t-elle influer sur le cours normal des opérations et entraîner un report de la date du 18 octobre ? Wait and see. 

 

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