mercredi , 15 juillet 2020

Maigre consolation pour Claude Kory Kondiano

Écarté à la dernière minute de la Présidence de l’Assemblée nationale, poste qu’il a occupé pourtant pendant la précédente législature (2013-2020), Claude Kory Kondiano va devoir se contenter du titre ronflant mais vide de contenu de « Haut Représentant du Chef de l’Etat ».

Dans un décret pris samedi 20 juin, le Président Alpha Condé a nommé Claude Kory Kondiano comme son « Haut Représentant ». Avant lui, l’opposant Sidya Touré avait occupé cette place avant de démissionner en 2018.

Kondiano avait été réélu député sur la liste nationale du RPG aux législatives controversées de mars dernier. Il espérait rempiler au perchoir, fonction qui ferait de lui le dauphin constitutionnel en cas de vacance du pouvoir.

Mais à la dernière minute, le RPG a déjoué le rêve du natif de Kissidougou, propulsé à la Présidence du Parlement en 2013 au nom d’une promesse du Chef de l’Etat d’accorder cette fonction à la Guinée Forestière et la Primature à la Basse Guinée. Mais Claude Kory sera écarté en avril, lors de l’élection du Bureau parlementaire, au profit d’Amadou Damaro Camara. Il s’est retrouvé « simple député ». Une chute très brutale. Dès lors, la cohabitation entre les deux hommes à l’hémicycle devenait de plus en plus compliquée. Se sentant trahi par Alpha Condé, Kondiano avait fini par tomber dans la discrétion.

Ses nouvelles fonctions apparaissent à tout point de vue comme une consolation. Le poste de « Haut Représentant du Chef de l’Etat » n’est ni constitutionnel, ni budgétisé dans la Loi des finances. Son budget de fonctionnement relève de la Présidence. C’était aussi une manière subtile de l’éloigner du Palais du peuple, siège de l’Assemblée nationale.

Oumou Camara

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