jeudi , 2 avril 2020

L’inquiétude des défenseurs des droits humains après l’annonce des patrouilles militaires

La Fédération internationale des droits de l’homme et ses organisations membres en Guinée ont appelé jeudi le gouvernement guinéen à maintenir les forces armées dans les garnison, trois jours après le message de l’Etat major de l’armée de terre, invitant les militaires à rester en alerte. 

Dans un message radio en date du 24 février, la hiérarchie de l’armée de terre a demandé à toutes les unités de l’armée de rester en état d’alerte à partir du mardi 25 février sur toute l’étendue du territoire national et ce, jusqu’à nouvel ordre. Elle avait demandé aux unités des quatre régions militaires d’organiser des « patrouilles diurnes et nocturnes du 28 février au 3 mars et d’assurer au besoin la sécurité des bureaux  de vote « sans arme ». 

Selon la FIDH, cet ordre est un nouveau signe de l’escalade en cours, qui pourrait menacer à terme l’unité et la paix dans le pays.

 « Étant donné l’impunité quasi totale accordée aux membres des forces armées guinéennes depuis des décennies, la mise en alerte et le déploiement des unités de l’armée de terre dans tout le pays ne peuvent qu’alimenter le cycle des violences et de répression », a indiqué Drissa Traoré, Vice Président de la FIDH. « Notre message est clair : les militaires doivent rester dans les casernes et ne pas interférer dans la vie politique et la séquence électorale en cours, déjà très controversées ».  

Les guinéens sont convoqués aux urnes le 1er mars prochain pour  renouveler leur Assemblée nationale et adopter une nouvelle constitution. 

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