dimanche , 7 juin 2020

Un clandestin retrouvé mort dans le train d’atterrissage d’un avion d’Air France venant d’Abidjan

Le drame s’est joué dans la nuit de mardi à mercredi, dans un vol Air France arrivant sur Paris en provenance de la Côte d’Ivoire.

On ne l’apprend que ce mercredi. Mardi, le corps sans vie d’un enfant « d’une dizaine d’années » a été retrouvé dans le train d’atterrissage d’un vol Air France faisant l’aller-retour entre Paris et Abidjan, en Côte d’Ivoire. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) et les investigations confiées à la Gendarmerie des Transports aériens (GTA).

L’enfant n’a toujours pas été identifié, son corps a été envoyé à l’institut médico-légal . Dans un tweet publié ce mercredi matin, la compagnie aérienne évoque « le corps sans vie d’un passager clandestin » découvert dans le puits d’un train d’atterrissage « de l’appareil effectuant le vol AF703 reliant Abidjan (ABJ) à Paris-Charles de Gaulle le 7 janvier 2020 ».

Dans un second message, Air France « exprime sa compassion et déplore ce drame humain ». Elle précise aussi qu’une enquête est en cours. La compagnie a également demandé un rapport à son chef d’escale d’Abidjan.

L’avion, un Boeing 777, avait décollé de la capitale économique ivoirienne mardi soir et s’est posé peu après 6 heures ce mercredi à Paris. Le corps a été découvert aux alentours de 6h40 lorsque le personnel de l’aéroport a voulu poser les cales sur le train d’atterrissage.

« Au-delà du drame humain, cela indique une faille de sécurité majeure à l’aéroport d’Abidjan », a déclaré une source sécuritaire ivoirienne, se demandant comment un enfant d’une dizaine d’années a pu accéder à un avion et s’il a bénéficié de complicité. L’aéroport est pourtant doté d’un dispositif de sécurité particulier.
Ces dernières années, plusieurs passagers clandestins, notamment des adolescents en provenance d’Afrique, ont été retrouvés morts de froid ou écrasés dans des soutes de train d’atterrissage. Les températures descendent à -50 °C entre 9000 et 10 000 mètres, altitude à laquelle volent les avions de ligne. Les logements de train d’atterrissage ne sont ni chauffés, ni pressurisés.

Avec AFP

 

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