jeudi , 29 octobre 2020

Le processus électoral plonge la CENI dans une crise institutionnelle profonde

L’heure n’est pas à la sérénité au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Plusieurs commissaires annoncent suspendre leur participation au travaux relatifs au processus électoral, sans pour autant démissionner de l’institution.  

C’est le vice-président de la CENI, Mamadou Bano Sow, qui a ouvert le bal des désapprobations.

Dans une lettre rendue public en début de semaine, le commissaire égraine une série de dysfonctionnements au sein de l’appareil électoral. Il appel entre autre à élaborer un chronogramme après la révision du fichier électoral. 

« Je suis désarmé face à un système puissant bien élaboré qui impliquerait le Président de la CENI, la Mouvance, et le pouvoir par l’interférence de l’Administration », avoue-t-il dans sa missive, pour justifier la suspension de sa participation. 

Cette réaction du commissaire issu, rappelons-le, de l’Union des froces démocratiques de Guinée, le principal parti d’opposition, semble avoir pavé le chemin. 

Des voix discordantes s’élèvent désormais pour fustiger le travail du président de la CENI Me Amadou Salif Kébé et son institution.

C’est aussi le cas d’Alhassane Makanéra Kaké, chef du département Juridique qui dénonce une gestion opaque du processus. 

Les deux commissaires sont suivis dans leur démarche par cinq autres collègues issus tous de l’opposition qui soutiennent également que des irrégularités ont émaillé les opérations d’enrôlement.

Ils reprochent aussi au président de la CENI de donner des « consignes secondaires qui méprisent les commissaires » et de refuser toute consultation avec les annonces publiques. 

Mamady Fofana

 

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