mercredi , 18 septembre 2019

Concertation entre le Niger et le Nigeria sur les violences des bandes armées

Quatre gouverneurs des Etats voisins du Niger et du Nigeria se sont réunis samedi et dimanche à Maradi (sud-est nigérien) afin d’examiner la situation sécuritaire et notamment les attaques des bandes armées qui opèrent le long de leur frontière, a indiqué un communiqué final de la rencontre.

« Les gouverneurs ont procédé à l’examen de la situation sécuritaire de la zone transfrontalière entre la région de Maradi au Niger et les Etats fédérés de Katsina, Sokoto et Zamfara au Nigeria », précise le communiqué final publié dimanche à l’issue de la concertation.

Ils ont également appelé « à une intensification des efforts pour contrecarrer » les actions des groupes par « un contrôle de sécurité renforcé ».

Selon le communiqué, ils ont reconnu « la prolifération des armes, des munitions, de la drogue » dans la zone concernée.

La rencontre s’est déroulée en présence de Zakari Oumarou, le gouverneur de Maradi (Niger) et des gouverneurs des trois Etats fédérés du Nigeria: Bello Muhamad (Zamfara), Aminou Bello Massari (Katsina) et Aminou Waziri Tambuwal (Sokoto).

Des responsables des Forces de défense et de sécurité des deux pays y prennaient part.Niamey avait renforcé en 2018 la surveillance de sa frontière avec le Nigeria pour faire face aux violences perpétrées par des bandes armées qui avaient déclenché un afflux de réfugiés nigérians à Maradi.Quelque 35.000 nigérians ont trouvé refuge dans des localités de Maradi, a estimé mi-août le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini.

Au Niger, les bandits procèdent à des enlèvements contre rançon, attaquent des commerçants et font des razzias de bétail qu’ils conduisent au Nigeria, d’après le ministère nigérien de l’Intérieur.Entre 1er janvier et 31 août 2019, les autorités de Maradi ont répertorié 31 personnes tuées et 34 blessées dans 81 attaques de « bandits armés ». 92 autres personnes ont été enlevées et 3.036 têtes de bétail emportées par les assaillants. Certaines personnes kidnappées ont été relâchées après le versement de rançons et d’autres libérées au cours d’opérations militaires, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

En décembre, dix militaires – cinq Nigériens et cinq Nigérians – avaient été tués lors d’une opération conjointe le long de cette frontière.

« Onze bandits » avaient également été neutralisés dans l’opération, selon l’armée du Niger.

Le Niger et le Nigeria doivent aussi faire face aux attaques récurrentes de Boko Haram dans leur zone du Sud-est et du Nord-est.

AFP

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