samedi , 17 août 2019

Guinée : le processus de délivrance des passeports décrié par les demandeurs

Des dizaines de guinéens continuent de se plaindre de la lenteur du processus de délivrance des passeports. Du dépôt des dossiers à la livraison du document de voyage, les citoyens dénoncent la lenteur et l’accès difficile aux précieux documents d’identité.

Pourtant, le direction centrale de la police de l’air et des frontières se défend et indique que le processus d’obtention d’un passeport n’est pas analogue à celui des autres documents.

Dans la cour et aux abords du ministère de la sécurité et de la protection civile, ils sont nombreux à former une file indienne pour accéder aux documents dont les passeports.
Des voix s’élèvent au niveau de la société civile pour proposer des alternatives à la DCPAF afin de soulager la population.


 » Le coordinateur national du réseau Afrique Jeunesse de Guinée, Sékou Doré, demande aux autorités du ministère de la sécurité, de prendre des dispositions urgentes pour décentraliser, l’opérationnalisation et l’obtention du passeport par les citoyens guinéens.

« Le citoyen guinéen ne mérite pas une telle souffrance » a-t-il lancé.
Moderniser les conditions d’obtention du passeport, c’est ce que souhaite aussi cet autre citoyen assis derrière le ministère de la sécurité avec un regard crispé.

Le directeur central de la police de l’air et des frontières, Lamine Keita a dit que ses services travaillent sans relâche pour satisfaire aux exigences des demandeurs de passeports

« Je m’inscris en faux contre ces déclarations. Si nous comparons notre système par rapport à d’autres pays tels que les Etats Unis, la France et le Mali, ils font des documents pendant trois à cinq mois. Chez nous en République de Guinée, nous donnons les documents de voyage maximum au bout de deux semaines après la demande. Ce service utilise depuis 3 ans, des installations techniques performantes. Toutes les tracasseries sont bannies. L’aspect relationnel n’est qu’un mauvais souvenir», s’est défendu, le directeur de la DCPAF. Pour autant, il y a toujours des attroupements autour du ministère de la sécurité à Coléah.


AGP

 

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