mercredi , 26 juin 2019

Yomou : tension maximale entre le village de Kilikpala et les gardes forestiers

Dans le village de Kilikpala, situé à quelques kilomètres de la sous-préfecture de Péla, les villageois sont très remontés contre les éco-gardes. Ils pointent du doigt ces conservateurs de la nature, de harcèlement, d’arnaque et d’escroquerie. Ils seraient empêchés de mener des activités dans la forêt classée de Diécké ainsi que dans l’extraction du sable dans la rivière Marcor.

Géographiquement situé sous le pied de la forêt classée de Diécké et bien que pratiquant l’agriculture, la population du village de Kilikpala est interdite de toute activité dans cette forêt. Aujourd’hui, pour subvenir à leurs besoins, les habitants de ce village se livrent à l’activité d’extraction de sable dans la rivière de Marcor.


Dans la pratique de cette activité, les citoyens de Kilikpala sont confrontés aux tracasseries des conservateurs de la nature basés dans la zone. Face à la situation, les populations riveraines de la forêt classée de Diécké et de la rivière du Marcor s’indignent et chargent les éco-gardes. Pour se servir des lianes et autres espèces de la forêt il faut une négociation moyennant quelque chose entre les villageois et les gardes du centre forestier, a laissé entendre Foromo Gbanamou cultivateur.

Parlant de l’exploitation du sable, Foromo Gbanamou précise qu’avec cette activité, les habitants de son village négocient un chargement de sable entre 30.000 à 40.000 fg avec les gestionnaires de la forêt classée.

Rencontrée, cette dame qui en a déjà payé les frais revient sur sa mésaventure. « Je suis une mère de famille, nous sommes situé entre la rivière Marcor et la forêt classée qui nous sont interdites de pénétrer à l’intérieur. Nous faisons des petits champs pour nourrir la famille, mais actuellement le riz ne nous procure rien. Vue ces rendements faibles nous préférons l’extraction du sable qui est devenue notre activité dominante. Un jour, j’ai extrait une quantité importante afin de couvrir les besoins de mes enfants mais quand les surveillants de la forêt sont arrivés, ils m’ont sommé de payer 30.000 à 40.000 francs guinéens par chargement sinon ils vont mettre main sur ça », a témoigné Nowai Delamou.

Du côté des responsables de la section des eaux et forêts de Yomou on charge les agents du centre forestier qui sont basés à Nona. Par ailleurs on rappelle à l’ordre. Selon Henry Lamah chef section des eaux et forêts de Yomou, soutirer de l’argent aux gens ne vient pas de ma section. Le rôle des agents du centre forestier, c’est la gestion des forêts. Mais s’ils constatent des délits à l’intérieur de la forêt, ils prennent les délinquant ils nous les transfert et nous on applique les textes de loi du code forestier, s’est défendu Henry Lamah.


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