mardi , 19 mars 2019
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Grève des enseignants : Kassory Fofana revient (enfin) sur terre

Le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana

Plus de deux mois après le déclenchement d’une grève par le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), le Chef du gouvernement s’est enfin résolu à entreprendre le dialogue avec les grévistes.


C’est du moins l’intention qu’il a affichée dans une longue interview diffusée jeudi soir par la RTG.

Ibrahima Kassory Fofana a pris (enfin) la posture d’un véritable Premier ministre, apôtre du dialogue.

Dans son entretien avec le média d’Etat, il a rappelé les efforts fournis par le gouvernement en vue de l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires de l’Etat en général et de ceux de l’éducation en particulier.


Dans sa prêche de la bonne parole, sans employer des propos qui fâcheraient la bande au syndicaliste Aboubacar Soumah, le Premier ministre n’a pas omis la détermination de son équipe à faire éviter une année blanche aux élèves. Quitte à tendre la main (enfin) aux syndicat pour l’ouverture d’un vrai dialogue.


« Il ne peut pas y avoir d’année blanche. Tout l’effort du gouvernement vise à éviter cela. Je lance un appel à nos frères du syndicat de prendre la mesure de leur responsabilité sociale et sociétale pour suspendre la grève et revenir sur la table des négociations pour qu’on évacue le sujet », a déclaré Fofana.


Si le locataire du Palais de la colombe a fait recours à ses compétences dans le domaine économiques pour expliquer que les positions de l’Etat ne sauraient tenir une nouvelle augmentation telle que l’exigent les grévistes. Mais sous un ton beaucoup moins agressif et provocateur contrairement à ses précédentes sorties.


« Ceux qui pensent que le gouvernement refuse de négocier, ce n’est pas vrai, nous avons ouvert les négociations le 10 septembre 2018. Nos frères syndicalistes ont exigé neuf conditions préalables dont certaines conditions ont des conséquences financières y compris la reconduction et le paiement de salaires des retraités avec rappel (…). Le gouvernement a fourni assez d’efforts, nous avons évolué tous les neuf point sauf la condition qui se révélait impossible même à leurs yeux », a-t-il exposé.


Pour finir, il a tendu la perche au SLECG en l’invitant à revenir autour de la table des négociations.


« Nous, nous avons posé une seule condition, suspendons la grève pendant que nous continuons les négociations. Tout ne se résume pas à l’augmentation des salaires et aux primes. Il y a l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs y compris le monde d’enseignants. Il s’agit des conditions d’habitant, de santé, de mobilité, de retraite. Quand vous regardez ce qui se passe, ça ne fait pas honneur aux enseignants. Le nombre de personnes qui touchent le salaire et qui ne sont pas en situation de classe, ce sont des milliers et c’est l’Etat qui les paye. Ce que nous disons à nos frères syndicalistes, venez travailler avec nous, nous allons conduire cette réforme, distinguer de la bonne graine de l’ivraie, neutraliser l’ivraie en terme de conséquence financière et économique et redistribuons ces économies ».

Par Kaloumpresse

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