lundi , 17 décembre 2018
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Le mot d’ordre de ville-morte de l’opposition « royalement » ignoré à Conakry

Le mot d’ordre de  »ville morte » lancé par l’opposition guinéenne dirigée par l’UFDG de Cellou Dalein Diallo a été royalement ignoré dans la capitale Conakry, où les populations ont tranquillement vaqué à leurs affaires.

Dans toutes les 5 communes urbaines de Conakry, y compris celle de Ratoma qui abrite les habituelles zones de tension, Bambéto, Hamdalaye, Coza, Gnariwada etc, la circulation est demeurée fluide, tous les commerces ouverts.

On pouvait lire la joie sur les visages des habitants de la zone dite de  »l’axe », à Bambéto, où des citoyens se font régulièrement agresser et piller par des jeunes surexcités, chaque fois que l’opposition appelle à une manifestation  »pacifique ».

Exaspéré par les cris de détresse des populations, le gouvernement s’est finalement résolu à prendre en mains la sécurité des populations et de leurs biens.

L’armée a été réquisitionnée en appui à la police et à la gendarmerie pour effectuer des patrouilles, afin de mettre hors d’état de nuire, tous qui enfreignent à la liberté des populations.

Pour nombre de concitoyens, l’accalmie que connait Conakry en cette journée de ville dite morte pourrait être due à ce redéploiement militaire, critiqué par les organisations de défense de l’Homme.  Ces dernières estiment le maintien de l’ordre devrait être une tâche exclusivement réservée à la police et à la gendarmerie.

Depuis 2010, date d’arrivée d’Alpha Condé, une centaine de jeunes et une dizaine d’agents des forces publiques ont été tués dans des manifestations. Jusque là, aucune enquête sérieuse n’a été capable de désigner les coupables des tueries.

Jeanne Camara

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