mardi , 11 décembre 2018

Grève dans l’éducation : la médiation de dernier espoir !

Le dialogue entre le gouvernement et le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) aborde un virage très déterminant aujourd’hui avec l’entrée dans la médiation du gouverneur de la BCRG, Dr Louncény Nabé, et le Secrétaire général de la FESABAG. Plus que jamais, tous les guinéens retiennent leur souffle.

Aboutira ? Aboutira pas ? La question demeure à quelques heures du démarrage effectif des pourparlers entre les deux parties sous l’égide des deux nouveaux médiateurs.

Les yeux sont tournés vers les deux banquiers qui, espère-t-on, sauront convaincre les grévistes sur l’état de sècheresse actuel des caisses de l’État. Et débloquer ainsi le débrayage qui paralyse le système éducatif depuis l’ouverture des classes le 3 octobre dernier.

Le gouverneur de la Banque centrale, Louncény Nabé, et le secrétaire général de la Fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et Microfinance de Guinée, Abdoulaye Sow, puisqu’il s’agit d’eux, vont rencontrer le syndicat des enseignants ce mercredi aux environs de 15h.

Ce qu’il faut noter, c’est que contrairement aux précédentes tentatives, cette nouvelle démarche laisse entrevoir une lueur d’espoir. Pour la simple raison que les enseignants vouent une confiance à leurs nouveaux interlocuteurs. Ils insistent principalement sur la « sagesse hors paire » de M. Nabé et l’appel de ce dernier à cultiver l’apaisement.

Aussi, même si les grévistes disent tenir à leur exigence de 8 millions de francs guinéens comme salaire de base, ils se montrent désormais flexibles et n’écartent plus l’hypothèse d’engager des négociations autour de ce montant.

Il y a une forte chance que ces discussions portent fruit et qu’au bout du compte, le mot d’ordre de grève soit levé. Il s’agit donc là d’une médiation de dernier espoir.

Par Elie Ougna

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*