mardi , 20 novembre 2018

Grève des enseignants dans les écoles, l’impasse demeure!

Depuis l’ouverture des classes le 03 octobre dernier, les établissements scolaires publics et privés sont confrontés à des difficultés de reprise s’expliquant par  la mésentente entre Syndicats Libres des Enseignants et Chercheurs de Guinée SLECG conduit par son secrétaire général M. Aboubacar Soumah et le Gouvernement guinéen.

Les raisons? Les syndicats exigent une augmentation des salaires des enseignants à hauteur de huit (8) millions de nos francs par mois. La crise semble partie pour plusieurs semaines encore, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana ayant clairement indiqué qu’aucune hausse de salaires n’était envisageable par le Gouvernement pour l’instant.

 »Ni en 2018, ni en 2019, il ne sera pas possible d’augmenter les salaires. Il faut que les choses soient claires », avait lancé le Premier-ministre dans une émission radio-diffusée.

Pour se faire entendre, les élèves de la capitale Conakry en l’occurrence ceux de Kaloum, de Bambéto et certains établissements sont descendus dans les rues pour  disent-ils exprimer  »leur ras-le-bol » pour une reprise effective des cours dans les écoles.

Certains élèves qui ont requis l’anonymat ont déploré l’état d’esprit des deux parties qui selon eux n’ont aucun  soucis de l’avenir des écoles guinéennes.  Et appellent à un dénouement heureux dans un bref délai, en vue de sortir l’école guinéenne de son impasse.

Certains élèves remettent en cause sérieusement le niveau de leurs enseignants contractuels, recrutés à la va-vite par le Gouvernement pour combler l’absence des titulaires.

 »Nombre de nos enseignants contractuels n’ont aucun niveau pour nous enseigner. Nous demandons vivement et sans délai le retour de nos profs », réclament de plus en plus des élèves.

Sékouba Kourouma

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