dimanche , 21 octobre 2018

Guinée : le 60è anniversaire de l’indépendance placé sous le signe du pardon

La Guinée célèbre ce mardi 2 octobre 2018, le 60è anniversaire de son accession à l’indépendance. Une belle opportunité saisie par son président, Pr Alpha Condé, pour appeler au pardon et à l’unité nationale.

Soixante ans que la Guinée votait  »Non » au référendum du 28 septembre 1958 sur le projet de la communauté française proposé alors par le général Charles de Gaulle. En célébrant ce 2 octobre, les 60 ans de l’indépendance du pays au 2018 au stade du 28 Septembre de Conakry, les guinéens dans leur majorité réaffirment ainsi leur fierté d’appartenir à cette Nation qui a balisé le chemin des indépendances en Afrique au début des années « 60 ».

« Pardon »

Dans un discours à la Nation la veille, le président guinéen, Alpha Condé, a reconnu le parcours difficile mais exaltant de la Guinée depuis son rejet retentissant du colonialisme.

L’histoire de la Guinée, a-t-il avoué, a enregistré des pages heureuses, comme des pages sombres. Au nom de ses prédécesseurs, il a dit assumer « tout ».

Alpha Condé a demandé « pardon » à tous ses compatriotes « pour tous les actes regrettables commis pendant ces dernières décennies ». Il a appelé aussi à la solidarité, au renforcement de la paix et l’unité nationale. « Nous sommes en effet riches à la fois de notre unité et de nos diversités », a-t-il rappelé.

Hommage aux héros de l’indépendance

Dans un langage fédérateur, le chef de l’Etat a rendu un vibrant hommage aux pères de l’indépendance guinéenne. Ces héros nationaux connus et anonymes qui ont pesé de tout leurs poids pour permettre au pays d’accéder à la souveraineté nationale.

« Je voudrais également au titre de notre histoire commune, rendre un hommage particulier au premier président qui a conduit la Guinée à l’indépendance, le président Ahmed Sékou Touré », a-t-il entamé le chapitre des hommages. Il a insisté sur le contexte difficile qui a caractérisé le pouvoir du premier président guinéen. Contexte marqué d’après lui par la période de la décolonisation et de la Guerre froide.

Puis, il a associé à cette reconnaissance, celle de Barry Diawadou, Barry Ibrahima dit Barry III de même que tous les chefs d’Etat qui l’ont précédé et qui ont donné leur part de contribution pour que la Guinée demeure une nation unie et stable.

Par Ougna Elie Camara

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