dimanche , 21 octobre 2018

Le syndicat accuse la population

Le bouc émissaire est tout trouvé. Pour justifier l’échec cinglant de sa grève initiée en juillet à l’effet d’obtenir une réduction du prix du litre du carburant à la pompe, la CNTG estime maintenant que le mouvement aurait pu prospérer si la population avait apporté son adhésion.

En s’exprimant jeudi sur la question à la Bourse du travail, siège de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), le secrétaire général de la centrale syndicale, Mamadou Masanré, n’a pas caché son amertume.

Sans détour, Mansaré a indiqué que les grèves lancées par la CNTG et l’USTG ne peuvent réussir si elles ne bénéficient du soutien du peuple.

« Les dix mille francs, ce n’est pas Monsieur Touré et Monsieur Mansaré qui peuvent changer la donne. Il faut un sursaut national. Vous avez vu en Haïti et même au Ghana ce qui s’est passé quand un peuple dit non, on n’est pas un peuple mouton ».

En perte de vitesse depuis des années du fait d’une crise de confiance, le syndicat estime pour sa part que les guinéens doivent opérer un sursaut national.

« Nous ne sommes contre personne, mais quand la pauvreté, l’exclusion est en train de bâtir en Guinée, on dit non. Regardez nos routes, pourquoi augmenter le prix du carburant à dix mille francs ? Quand Guinée Games qui sont les propriétés de l’État ne sont pas reversé dans les caisses de l’État. PMU Guinée a dit sur les antennes que PMU est la plus rentable dans la sous-région. Comment peut-on dire que la cité Chemin de fer ne rapporte que 170 millions à la Guinée ? Ça, c’est une insulte. Tout le monde sait ce que coute le prix des immeubles à Conakry.

Par Mamady Fofana

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