dimanche , 16 décembre 2018

« Les raisons du taux élevé d’échec au BAC », selon Aboubacar Soumah

Dans une déclaration, Aboubacar Soumah, secrétaire général contesté du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) a accusé le gouvernement d’être responsable des échecs enregistrés cette année aux examens nationaux. Il l’a fait savoir mardi 24 Juillet au siège du SLECG à Donka, lors d’un point de presse. Pour Aboubacar Soumah, le gouvernement aurait orchestré cet échec des élèves afin de réduire la progression de l’orientation des élèves vers les universités privées.

«Le bureau exécutif du SLECG, soucieux de la paix et de la réussite des élèves aux examens nationaux a décidé suite à la demande des parents d’élèves, des élèves, du gouvernement, des religieux et de la société civile de sursoir au mot d’ordre de grève du 28 Mai 2018. Cette volonté du bureau exécutif national du SLECG vient du fait de privilégier à toutes les occasions, un dialogue inclusif favorisant la qualité de l’enseignement d’apprentissage dans nos écoles. C’est dans ce contexte bien précis que le SLECG devait être impliqué dans le processus de déroulement des examens nationaux.  En dépit de nos bonnes dispositions dans le cadre du partenariat, nous avons été amenés à constater que le SLECG a été exclu du processus des examens nationaux, session 2018. Ce qui constitue à nos yeux, une violation flagrante des règlements généraux pour la tenue des examens nationaux en tant que partenaire.

Contrairement aux accusations infondées des détracteurs du SLECG face au faible pourcentage d’amis aux différents examens, surtout au bac, le SLECG tient à rappeler l’opinion nationale et internationale que des cours des cours de rattrapage ont été organisés çà et là, dans toutes les écoles pour être en harmonie avec la progression du programme. Les programmes ont été exécutés à 100%, les autorités de l’éducation en sont témoins, l’inspecteur générale de l’éducation, les directions nationales d’enseignement, notamment secondaires, les directions nationales de l’enseignement fondamentale… », a déclaré le secrétaire général Aboubacar Soumah, ajoutant que plusieurs facteurs sont à la base de cet échec.

« En effet, les causes de ce faible pourcentage sont entre autre : le retard de la tenue des ateliers régionaux, la précipitation dans l’organisation des examens nationaux, le manque d’écarts entre les différents examens et de repos dans leurs déroulements, la diffusion tardive de la note de service désignant les surveillants fait en décombre pour en éliminer d’autres et les remplacer par les leurs, la diminution du nombre de surveillants, de correcteurs, de secrétaires alors que l’effectif des candidats a augmenté pour cette année, le choix des personnes qui ne sont pas enseignants pour la surveillance, pour la supervision et le secrétariat, le manque de feuilles de brouillon un peu partout, le retard dans l’acheminement des sujet dans les centres, l’absence de certains délégués, la sélection des enseignants comme conseillers alors qu’ils n’évoluent pas dans les classes d’examens, la politisation des examens par militantisme et par clanisme en lieu et place des enseignants, l’usage massif des téléphones dans les salles, le nombre de correcteurs déclaré supérieur à celui existant », a fustigé le camarade Aboubacar Soumah.

Puis de conclure en déclarant qu’un rapport de la commission nationale de réflexion sur l’éducation en Guinée a dévoilé clairement la réduction progressive de l’orientation des élèves bacheliers vers les universités privées pendant les trois prochaines années.

« Illustration ; 2017 27%, 2018 26,4%, donc 2019 ce sera en dessous de ce pourcentage-là, c’est déjà programmé. Puisqu’ils ne veulent pas de surplus d’admis aux institutions d’enseignement privée. La commission du jury de correction session 2018 relate une bonne prestation de candidats. Le SLECG après enquête analyse et interprétation des résultats, trouve que ces résultats ne reflètent pas la prestation des candidats et demande en conséquence au service national des examens de sortir les vrais résultats », a-t-il dit.

Aboubacar Soumah demande aux élèves et parents d’élèves de se prêter à la vérification qui est la meilleure voie pour faire jaillir la vérité sur les résultats.

Mediaguinee

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