jeudi , 12 décembre 2019

Tournée africaine de Xi Jinping : la Guinée ne figure pas dans l’agenda du dirigeant chinois

Le président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, entame ce 21 juillet une tournée africaine qui le conduira au Sénégal, au Rwanda et en Afrique du Sud. Le président Alpha Condé ne parviendra pas (encore) à conduire un des dirigeants les plus puissants de la planète dans son pays.

 

Disons-le tout de go. La diplomatie guinéenne peine à montrer son efficacité. En arrivant ce weekend dans la capitale sénégalaise, Xi Jinping, c’est la diplomatie sénégalaise qui sort vainqueur.

 

Après le président français qui a fait le tour de l’Afrique de l’Ouest sans passer par la Guinée, c’est au tour de Xi Jinping de s’offrir une tournée africaine sans passer par la Guinée, premier pays de l’Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec la Chine.

 

Comme son homologue français Emmanuel Macron, Xi Jinping, ignorera simplement Conakry. Un vrai camouflet politique pour les autorités guinéennes qui se vantent depuis huit ans d’entretenir des relations hautement stratégiques et « gagnant » avec l’Empire du Milieu.

 

En arrivant aujourd’hui Dakar, le dirigeant chinois a évoqué dans une tribune publiée par le quotidien sénégalais « Le Soleil », le fait que son pays soit aujourd’hui le deuxième partenaire commercial du Sénégal et le premier importateur d’arachides sénégalaises. Durant cette visite qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’initiative « la Ceinture et la Route », il dit vouloir approfondir la coopération « pragmatique » entre les deux nations.

 

Il est que l’expédition africaine de Xi Jinping ne passe par la Guinée, premier fournisseur de bauxite de la Chine,  pour la simple et bonne raison que le pays vit au rythme d’une instabilité politique et économique notoire. Sinon, la Guinée peut  se vanter d’avoir d’excellentes relations avec les sociétés chinoises qui œuvrent dans les secteurs stratégiques comme les mines, l’énergie, la communication et les infrastructures routières.

 

Entre manifestations politiques et revendications syndicales, il reste évident que la destination Guinée prend ainsi un coup dur. Et c’est peu dire de dire que la Chine, tout comme bien d’autres nations modernes, aiment travailler avec des pays politiquement stables.

 

Par Mamady Fofana


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*