vendredi , 17 août 2018
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Le FMI approuve un décaissement de 24,3 millions USD pour la Guinée, appelle à plus de réformes économiques

Le Fonds Monétaire International a approuvé lundi un décaissement « immédiat » de 24,3 millions de dollars US en faveur de la Guinée. La décision a été prise à l’issue d’une réunion de son Conseil d’administration. Cette annonce vient porter à 48,6 millions de dollars US, le montant global reçu par la Guinée dans le cadre de la revue de la performance économique du pays dans le cadre du programme soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC).

 

La FEC, rappelons-le, vise à accroître les investissements publics dans les infrastructures tout en préservant la stabilité, à renforcer les filets de sécurité sociale et à promouvoir le développement du secteur privé. Elle porte sur une enveloppe globale de 170,1 millions de dollars US sur une période de trois ans à partir de 2017.

 

L’approbation de ce deuxième décaissement est rendue possible grâce aux réformes engagées par les autorités guinéennes. Des réformes axées principalement sur le secteur économique.

 

« La Guinée continue de montrer une forte dynamique de croissance et les perspectives à moyen terme sont favorables », a apprécié le Conseil d’administration du FMI. « En raison des dérapages budgétaires, les résultats de l’accord financé par la FEC contre les objectifs de fin décembre ont été mitigés, tandis que les réformes soutenues par les programmes ont progressé. Les autorités ont mis en place des mesures correctives et renforcé les performances du programme », a-t-il dit dans un communiqué de presse.

 

Le FMI a toutefois encouragé Conakry à mettre les bouchées doubles pour assurer la stabilité macroéconomique du pays.

« Il est nécessaire d’atteindre des objectifs budgétaires plus stricts pour préserver la viabilité de la dette, maintenir une inflation modérée et soutenir le crédit bancaire à l’économie », suggère l’institution financière internationale, conseillant au passage de capter les recettes minières, limiter les dépenses non prioritaires et réduire les subventions énergétiques non ciblées ».


Par O. Elie Camara

 

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