vendredi , 19 avril 2019
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Hommage d’Alpha Camara à Abdoulaye Bah:  »Nous ne cesserons jamais de prier pour toi »

La mort a une fois de plus frappé la grande famille de la presse guinéenne. Abdoulaye Bah, journaliste reporter, reconnu pour son courage et son amour pour la profession nous a quitté cette nuit à la fleur de l’âge.


Yètè Bah comme j’aimais l’appeler a été lâchement fauché par un chauffard dont l’identité n’est pas encore révélée. Le destin l’a rattrapé sur le ‘’terrain’’ avec un confrère d’Espace TV, alors qu’ils couvraient une campagne d’assainissement dirigée par des officiels guinéens.


Depuis l’annonce officielle de sa disparition tragique, je suis complètement affligé. Les mots me manquent pour exprimer mon émotion. Que la grande famille de la presse nationale, sa veuve Mariama Louise Bah, sa famille biologique reçoivent tous ici mes condoléances les plus émues.

 

Ma famille et moi prions Allah afin qu’Il accorde la meilleure des places au défunt dans son paradis. Loin de Conakry, je me ferai le devoir de rendre visite à sa famille, et si possible me recueillir sur sa tombe, dès mon arrivée à Conakry dans les semaines à venir.

 

Abdoulaye Bah était un jeune homme respectueux et foncièrement bon,  toujours prêt à servir, à apporter son aide chaque fois qu’il était sollicité.

 

C’est au petit matin du dimanche 17 juin, (vers 8h heure du Canada) que j’ai appris dans les médias sociaux, notamment Facebook qu’il a été victime d’un accident et qu’il serait interné à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé à Conakry. Je tente immédiatement de joindre au téléphone quelques amis journalistes dont Ougna Camara de www.kaloumpresse.com et Mamadou Siré Savané de mediaguinee.com, afin d’avoir des informations précises sur ce que je lisais pêle-mêle sur Facebook. Sans succès.

 

Finalement, je me résous à appeler Amadou Tham Camara, représentant de Guineenews.com, organe pour lequel Abdoulaye Bah travaillait depuis environ une décennie. Tham m’annonce discrètement ce que je ne souhaitais pas entendre.  »Alpha, les nouvelles ne sont pas bonnes, ton petit Abdoulaye est dans un état très critique. Nous sommes en ce moment même à l’hôpital ».

 

Mon sang se glace, mais je m’efforce à reprendre mes forces pour lui rétorquer:  »Mais qu’est-ce que tu me racontes? J’ai lu dans la presse que le président Alpha Condé est aussi à son chevet, ne peut-il pas l’évacuer si son cas est aussi sérieux que tu le dis? ».

 

Avec assurance, Tham observe d’abord quelques secondes de silence, avant de couper court.  »Non, Alpha, son état est tel qu’on ne peut pas l’évacuer à l’extérieur dans un avion ».

 

Je réalise sur le coup qu’il n’y a plus aucun espoir. La nuit, je m’endormis en m’efforçant de croire que l’ange de la mort ne visiterait pas Abdoulaye Bah. Je m’efforçais de croire que ce garçon était trop bon pour s’en aller aussi prématurément.

 

A mon réveil ce matin (ndlr: lundi 18 juin 2018), je refuse de surfer sur les médias en ligne guinéens et sur Facebook, de peur de tomber sur la nouvelle de la mort de mon jeune frère et ami Abdoulaye Bah.

 

Pour être honnête, je m’y attendais depuis mon entretien téléphonique avec Amadou Tham Camara dont les propos semblaient me dire qu’il n’y avait plus aucun espoir pour Abdoulaye.

 

C’est malheureusement ce qui arriva quand je me résolus à consulter les médias en ligne. Il s’en est allé pour toujours! Repose en paix guerrier, tu n’auras pas vécu pour rien.

 

Malgré ton jeune âge, tu as valablement rempli ta mission partout où tu es passé. D’abord à l’Observateur et ensuite à www.apanews.net, ces deux médias de référence où tu m’as remplacé en tant que ‘’Reporter de guerre’’. Nous ne cesserons jamais de prier pour toi!

Alpha Camara

Journaliste au Canada.

Ancien journaliste reporter à l’Observateur et à apanews.net

 

 

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