dimanche , 23 février 2020
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« RSF a été clément envers la Guinée », d’après Souleymane Diallo

Selon Souleymane Diallo, Représentant de Reporters Sans Frontières en Guinée, le dernier classement de l’organisation dans lequel le pays est logé au 104è rang est plutôt clément.

 

En intervenant ce lundi sur Espace Fm Guinée, M. Diallo qui est par ailleurs journaliste et patron du groupe de presse Lynx-Lance, s’est voulu clair et précis. Le dernier classement de la Guinée par RSF décrié par le président Alpha Condé et la Haute Autorité de la Communication est bien mérité.

 

« La Guinée aurait dégringolé beaucoup plus, RSF a été clément », a-t-il déclaré, réaffirmant son soutien à l’organisation de défense des journalistes.

 

Au cours d’une rencontre avec des journalistes guinéens le 3 mai dernier, le président Alpha Condé avait accusé la presse guinéenne  d’être à l’origine du mauvais classement de son pays.

 

« Vous êtes responsables de ce classement », avait-il lancé. « Aucun journaliste n’a été encore arrêté par le gouvernement alors que dans certains pays comme la Mauritanie, je vois que des journalistes sont arrêtés. Pourquoi ceux-ci sont classés 54è et nous 104è? C’est parce que vous présentez une image de la presse en Guinée qui ne correspond pas à la réalité ».

 

La Haute Autorité de la Communication n’avait pas manqué de signaler son étonnement face à ce même classement. Rappelant qu’aucun journaliste n’a été arrêté ou emprisonné en Guinée ces dernières années malgré de nombreux dérapages enregistrés, avait demandé à « Reporters Sans Frontières de mieux s’informer sur la réalité des médias guinéens en prenant contact avec tous les acteurs concernés : gouvernement, organe de régulation, société civile, associations de presse ».

 

Pour Souleymane Diallo qui dit s’exprimer en son nom personnel, il faut arrêter de raconter des « balivernes » quand on fait allusion au fait qu’aucun journaliste n’a été interpellé en Guinée ces derniers temps.

 

« La menace d’enfermer les journalistes (s’ils accordent des interviews au syndicalistes Aboubacar Soumah, NDLR) et la fermetures de radios sont les principales causes de cette dégringolade », a pointé du doigt M. Diallo. « La presse guinéenne fait ce qu’elle peut dans des conditions extrêmement difficiles. »

 

Par O. Elie Camara

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