vendredi , 23 octobre 2020

Economie Amérique du Nord: Le forum économique international des Amériques bouclé sur une note d’espoir

Placé sous le thème:  »Un nouveau monde : gérer le changement », la 23e édition du Forum économique international des Amériques, s’est tenue du 12 au 15 juin dernier, avec une participation remarquable de quelques 150 personnalités du monde de la politique, de l’économie et des affaires au Canada et dans le monde.

 

 

Les participants triés sur le volet, comme il est désormais de tradition, devaient se pencher sur les sujets brûlants de l’heure, relatives aux  relations internationales, la prospérité économique et l’innovation sociale.

C’est l’hôtel Bonaventure au centre-ville de la métropole montréalaise qui avait été choisi pour abriter cette grand-messe.

Au nombre des invités, l’on a pu noter des personnalités de marque telles le Premier ministre du Québec Phillipe Couillard, Christine Lagarde Directrice générale du Fonds monétaire international FMI, Jacques Delors Président fondateur de Notre Europe et ancien Président de la Commission européenne, Mme Michaelle Jean ancienne Gouverneure générale du Canada et actuelle Secrétaire générale de la Francophonie, Charles Michel le Premier ministre de Belgique, le Président de la BAD, Banque africaine de développement etc.

Mettant l’occasion à profit, le ministre canadien des finances  Bill Morneau, a indiqué que le rejet exprimé en Angleterre avec le Brexit et l’élection de Trump traduisent selon lui le statu quo, ajoutant que seules l’éducation et l’écoute de la population peuvent aider les gens à tirer leur épingle du jeu.

Dénonçant de manière voilée l’isolationnisme qui semble gagner du terrain avec le Brexit en Anglettre et l’élection de Donald Trump aux USA, le PDG d’Atos Thierry Breton, préident d’une des plus importantes sociétés informatiques au monde, a souligné  » qu’on a besoin d’avoir l’Angleterre et les États-Unis back again ».

Tout en décriant les conséquences néfastes de  l’isolationnisme à travers plusieurs exemples, M. Breton  a rappelé que la plus grande portion du chiffre d’affaires de l’Anglettre était liée à l’Europe.

Mais avant ces différentes interventions, c’est le Premier ministre du Québec Phillipe Couillard qui avait averti sur l’instabilité dans laquelle est confronté le monde économique actuel.

Pour lui,  »la situation géopolitique affecte plus que jamais notre quotidien,  c’est un monde instable et imprévisible qui est devant nous », a indiqué M. Couillard, avant de noter que   »la montée du protectionnisme, le repli identitaire et la menace terroriste sont  à ses yeux des enjeux qui peuvent nuire au progrès économique du Québec ».

Les femmes engagées pour un véritable changement

L’un des points forts de la rencontre a été inévitablement marqué par les interventions de quatre dames, à savoir Michaelle Jean secrétaire générale de la Francophonie, Rebecca Grynspan la secrétaire générale du SEGIB, Patricia Scotland secrétaire générale du Commenwelth et Maria do Carmo Silveira qui est la secrétaire exécutive de la Communauté des pays de langue portugaise.

Dans des interventions qui ont tenu en haleine toute la salle, les conférencières ont souligné l’inquiétude grandissante qu’elles éprouvent vis-à-vis d’un monde  »fracturé, en proie à de plus grandes turbulences et à la montée des mouvements populistes qui divisent les peuples ».

Elles ont par conséquent décidé d’unir leurs voix en vue d’un monde plus unifié où il fera bon vivre. Au nom des quatre grandes institutions qu’elles dirigent, elles ont lancé un  appel exceptionnel et historique pour un humanisme planétaire.

La place de l’Afrique dans l’économie mondiale

Dans une brève interview que nous a accordée M. Nicholas Remillard, Président et chef de la direction Conférence de Montréal du Forum économique international des Amériques, l’Afrique occupe désormais une place de choix dans le monde économique.

Selon M. Remillard, s’il était de coûtume que les investiieurs partaient vers l’Afrique pour y investir, de nos jours les paradygmes ont évolué.

 »Le mouvement auquel nous étions habitués jusque là consistait à voir les hommes d’affaires occidentaux en général, et d’Amérique en particulier, courir vers le continent africain pour faire des affaires. Mais aujourd’hui, les enjeux sont de taille » a souligné M. Remillard.

Et d’ajouter qu’il est  »désormais possible que les investisseurs africains investissent assez d’argent non seulement dans leur continent, mais de plus en plus sont sujets à venir investir dans les pays occidentaux », a -t-il indiqué, et de conclure que  »c’est pourquoi il faut considérer l’Afrique et les africains comme de sérieux candidats, quant à la construction d’une économie mondiale dans laquelle ils ont eux-aussi leur mot à dire ».

Alpha Camara

Directeur de Kaloumpresse.com,

envoyé spécial à Montréal

 

 

 

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