vendredi , 23 août 2019
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Isto Kéira « ouvre le feu » sur le Général Konaté : « Vous ne pouvez pas être à N’zérékoré et dire ce qui s’est passé à Conakry »

Le tire groupé effectué par le général Sékouba Konaté sur certaines personnalités du pays en ce qui concerne les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 pourrait bien se retourner contre lui. Baïdy Aribot, Fodéba Isto Kéira…la liste de ses proches et amis qui se désolidarisent de son opinion après sa sortie médiatique s’allonge.

 

Après le député Baïdy Aribot qui estime que l’officier va de coq à l’âne et que celui-ci présente des problèmes « psychiques », c’est autour de Fodéba Isto Kéita de riposter. Dans un entretien accordé à Africaguinee.com, celui qui est aujourd’hui le Secrétaire général du ministère de la Culture trouve incompréhensible que le général Konaté narre ce qui s’est passé à Conakry le 28 septembre 2009 alors qu’il était à N’Zérékoré au moment des faits.

 

« Je voudrais que le Général Konaté sache qu’on ne peut pas être à la fenêtre et se voir passer dans la rue. Vous ne pouvez pas être donc à N’zérékoré et dire ce qui s’est passé à Conakry. C’est au juge de faire ce travail, nous devons respecter nos juridictions et c’est cette chose que nous avons faite », a-t-il confié au journal électronique.

 

Selon Isto Kéira, le général Konaté peut librement rentrer en Guinée comme tout autre citoyen et remettre ses éléments de preuve aux juges.  Il conseille d’arrêter de tomber dans l’illettrisme et dans l’analphabétisme.

 

Se disant « désagréablement surpris » par les propos de Konaté, Isto Kéira rappelle que ses relations avec celui-ci sont plus que des relations professionnelles mais plutôt fraternelles.

 

« C’est quelqu’un que j’ai connu depuis l’école primaire. Nous étions des voisins », rappelle-t-il. Avant d’asséner :  » J’ai été surpris qu’une telle déclaration sorte de la bouche du Général Sékouba Konaté. Toutefois, je tiens à préciser que je ne sais pas dans quel état et dans quelle condition cet entretien a été réalisé. Pour le respect de la personne, je voudrais pour le moment m’en tenir à ces déclarations pour m’inscrire en faux et de façon énergique et catégorique dire à l’opinion nationale et internationale que je ne suis ni de près ni de loin été associé à ce massacre que je regrette et je condamne énergiquement. »

 

Par Kaloumpresse

 

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