mardi , 23 juillet 2019
Flash info

Les universités privées menacent de fermer portes et fenêtres

Une nouvelle menace plane sur l’enseignement supérieur guinéen. La Chambre représentative de l’enseignement supérieur privé, CRESUP, association patronale des fondateurs d’universités privées en Guinée, menace de suspendre les cours en signe de protestation contre la nouvelle politique de son ministre de tutelle Abdoulaye Yéro Baldé (Photo).

 

« La CRESUP se réserve le droit, après concertations et analyses des implications de cette campagne médiatique de diffamation qui porte gravement atteinte à l’honneur et à la  dignité des universités privées, de prendre dans les jours à venir, toutes les dispositions qui s’imposent y compris l’arrêt éventuel des cours  jusqu’à la clarification effective de cette situation », menace l’organisation dans une déclaration commune.

 

A l’origine de cette réaction, une sortie du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé, qui indiquait la semaine dernière que plus de la moitié des étudiants inscrits dans les universités privés n’existent pas physiquement.

 

En présentant les résultats provisoires d’un recensement biométrique engagé par ses services, le ministre Baldé a indiqué le 1er février que 32 976 étudiants sur 52 051 inscrits dans les universités privés sont des fictifs. Et que les effectifs cumulés dans les universités publiques et privées révèlent 46 938 étudiants fictifs.

 

Cette situation frauduleuse ferait perdre à l’Etat guinéen 140 milliards de francs guinéens par an. Soit 4 millions de francs guinéens par étudiant.

 

Pour la CRESUP, il s’agit d’une accusation grave qui mérite d’être bien clarifiée.

 

« D’après le ministre, les étudiants des universités privées sont au nombre de 52 051 dont 32 976 étudiants seraient des fictifs. La chambre représentative des universités privées (CRESUP) rejette ces chiffres et informe l’opinion nationale et internationale que l’effectif réel de l’ensemble des universités privées dans les contrats officiels est de 25 711 étudiants », indiquent les fondateurs d’universités.

 

« Nous rappelons que ces derniers chiffres sont les chiffres officiels du ministère lui-même et constituent la base de paiement des boursiers de l’Etat reçus dans les universités privées. Comment le nombre de fictifs peut-il être supérieur à l’effectif officiellement inscrit dans nos universités ? », s’interrogent-ils.

 

Par Elie Ougna

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*