vendredi , 18 octobre 2019

La police avoue être moins équipée que les bandits qui sévissent depuis lundi à Conakry

La police guinéenne a exprimé mercredi le regret de n’avoir pas à disposition des armes automatiques indispensables pour faire face à ce qu’elle appelle le « grand banditisme » dans les banlieues de Conakry.

Selon le Directeur central des unités d’intervention de la Police qui s’exprimait ce matin dans des médias, les personnes qui se livrent à des scènes de pillage depuis le début de la semaine dans la capitale guinéenne ne sont ni des élèves, des syndicalistes, des enseignants ou des militants de partis politiques. Certains de ces « pillards », selon le Colonel Ansoumane Camara alias Bofoé sont mieux armés que les forces de maintien d’ordre.

« Ils prennent des calibres 12 pour tirer sur nous », a révélé l’officier de police. Ajoutant que : « Quand on a affaire au grand banditisme c’est avec les PMAK. Mais on nous refuse d’utiliser.  Maintenant ils prennent des armes à feu pour mettre contre nous. Ce ne sont pas des manifestants, ce sont des bandits qui attaquent à mains armées ».

 

On rappelle que les violences ont déjà fait sept morts depuis lundi dernier.Des stations services, boutiques et supérettes ont été vandalisées. Des véhicules privés ont été brulés et des piétons dépouillés de leurs biens par ces badauds.

 

Par Mamady Fofana

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