dimanche , 21 juillet 2019

La société civile se fait la voix des victimes des tueries du 22 janvier 2007

Le Forum National des Jeunes de la Société Civile Guinéenne et le Collectif des Acteurs pour la République ont encouragé lundi l’Etat guinéen à rendre justice aux victimes des tueries du 22 janvier 2007 au Pont du 8 Novembre à Conakry.

S’exprimant ce lundi 23 janvier 2017, dix ans après le massacre au pont 8 Novembre,  sous le régime du Général Lansana Conté, le Forum National des Jeunes de la  Société Civile a rappelé que les victimes sont mortes sous les balles des forces de l’ordre en réclamant une meilleure gouvernance à même de changer leurs conditions de vie.

« En ce jour de commémoration, après dix ans jour pour  jour, heure pour heure, le peuple de Guinée se souvient de cette barbarie sans commune mesure perpétrée par des éléments en uniforme de la garde présidentielle qui courent toujours par manque de justice », a indiquer Ibrahima Lincoln Bah, membre du Forum.

 » A cet effet, nous demandons au peuple de Guinée, à la société civile, aux religieux et aux partenaires  Guinéens de  compatir à cette tragédie et de demander que justice soit faite », a-t-il ajouté.

Pour commémorer cette autre répression qui jalonne l’histoire récente de la Guinée, le Forum National de la Société Civile Guinéenne et le Collectif des Acteurs pour la République ont initié plusieurs actions.  Entre autres, le dépôt d’une gerbe de fleur au pont 8 novembre et une série de prière dans des mosquées et églises.

Pour le Dr Alpha Abdoulaye Bah, membre du Conseil National des Organisations de la Société Civile CNOCS, les revendications du 22 janvier 2007 sont toujours d’actualité. Et elles ont pour nom, les routes, l’électricité, l’eau potable etc.

« Nous demandons aux responsables de sortir de leur bureau et aller s’imprégner de ce que veut le peuple. Nous continuerons cette lutte avec la population », a promis le Dr Alpha Abdoulaye Bah.

On rappelle qu’entre janvier et février 2007, les guinéens ont bravé le pouvoir du général Conté à travers des manifestations sur l’ensemble du territoire national. Selon les chiffres officiels publiés par le gouvernement, au moins 129 personnes ont été tuées dans la répression et plus de 1700 autres ont été blessées dont des centaines par balle.Une trentaine de victimes sont tombées dans la seule journée du 22 janvier, selon certaines sources hospitalières.

Les manifestations ont pris fin suite à la nomination de Lansana Kouyaté comme Premier ministre de consensus.

Par Sériane Théa

 

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