jeudi , 23 mai 2019

Les opposants au point II de l’accord du 12 Octobre crient victoire

Les membres du Front pour la défense des droits du citoyens, composés de politiques et acteurs de la société civile, exultent après la non adoption par l’Assemblée nationale de l’Accord politique du 12 octobre qui préconisaient en son point II la désignation des chefs de quartiers et villages au prorata des résultats du scrutin communal.

 

Pour les membres de ce Front, la bataille menée pendant plus de deux mois a porté fruit. 

Selon le député Ibrahima Sylla Bah l’application de cet accord notamment en son point 2 constituait une atteinte directe  à la Constitution. « Nous avions mené des actions de sensibilisation  qui, à notre sens, ont porté fruit », a affirmé le député, ajoutant que le combat entamé pour la démocratie est permanent.

Pour Saikou Yaya  Diallo, un autre membre dudit Front la non adoption du projet d’amendement du Code électoral par l’Assemblée nationale est une victoire à mettre à l’actif du peuple de Guinée qui a démontré qu’il reste le seul détenteur du pouvoir.

« Notre ambition n’était nullement de faire la guerre à qui que ce soit. Mais nous voulions tout simplement que le peuple ouvre grandement les yeux face à un accord qui allait tuer tous les idéaux démocratiques et enterrer définitivement la décentralisation dans notre pays », précisé M. Diallo, indiquant toutefois que le combat a été mené grâce à la Constitution du 7 Mai 2010 qui leur donne le pouvoir et l’autorisation.

Véritable figure de proue dans cette lutte contre l’accord du 12 octobre, le Dr Faya Mllimono, président du parti Bloc libéral estime que la « politisation de la société guinéenne est à arrêter ».

 

« Nous avons eu à proposer des alternatives qui devraient respecter  un certain nombre de critères à savoir : que la décentralisation ne soit bafouée puisqu’il n’y aura développement local que lorsque la décentralisation réussit dans ce pays. Un autre critère que nous devons prendre en  compte, c’est d’arrêter la politisation à outrance de la société guinéenne », souligne le patron du BL.

Par Sériane Théa

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