jeudi , 14 novembre 2019

Les solutions de Mohamed Béavogui pour doper les recettes fiscales de la Guinée

Le directeur général de African Risk Capacity Mohamed Béavogui a encouragé le weekend dernier la mise en place d' »actions prioritaires » en Guinée parmi lesquelles la redéfinition de l’architecture de prélèvement des impôts afin de rééquilibrer les recettes fiscales du pays.

 

S’exprimant samedi, à Conakry, au cours du Forum international sur la mobilisation et l’utilisation efficace des ressources intérieures organisé par le gouvernement, Béavogui a rappelé que la mise en œuvre de l’ambitieux programme du gouvernement nécessite une fiscalité « redressée ».

Ce fonctionnaire international a conseillé une revue des exemptions fiscales accordées aux entreprises de même que l’élargissement de l’assiette fiscale à l’effet de réduire le poids des taxes de plus en plus exorbitantes sur le secteur formel.

L’ancien fonctionnaire du FIDA s’exprimait à ce Forum en tant que panéliste et citoyen guinéen convié par le gouvernement.

 

Sans détour ni langue de bois, il a également invité les décideurs guinéens à garantir une meilleure collecte des taxes minières et celles sur l’immobilier. Enfin, il a appelé à une modernisation de l’administration fiscale. Ce qui pourrait permettre de simplifier et clarifier les démarches administratives.

Il faut retenir que Mohamed Béavogui assume les fonctions de directeur général de African Risk Capacity (ARC) depuis janvier 2015.

ARC est une Agence de l’Union africaine chargée de la Gestion des Risques. Elle appuie les États membres à améliorer leurs capacités de réponse aux catastrophes naturelles et à assurer la sécurité alimentaire des populations vulnérables.

Mohamed Beavogui, qui est par ailleurs Assistant au secrétaire général des Nations-Unies a demandé au pouvoir guinéen d’améliorer le système fiscal actuel qui est, selon lui, contre l’investisseur privé.

« Il faut faire quelque chose et vite. La mobilisation des revenus est caractérisée par un taux d’imposition élevé. Ce qui n’est pas bon pour les pauvres et ceux qui créent la richesse », a-t-il déploré.

Face à l’échec des différentes politiques fiscales entreprises jusque-là, le directeur général de African Risk Capacity a préconisé la piste d’une Autorité ou Agence fiscale autonome en lieu et place de l’administration fiscale classique que le pays a toujours connue.

« Il faut des hommes qu’il faut et une volonté politique réelle », a-t-il dit, rappelant que « les vraies réussites ont été initiées au plus haut niveau ».

Pour Mohamed Béavogui il faut une implication effective du secteur privée dans le processus de mobilisation des recettes. « Nous ne pouvons pas mobiliser les 67% des ressources sans promouvoir le secteur privé. Il faut que les reformes impliquent de façon sincère et constructive ce secteur. »

 

Par Ougna Elie Camara

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