samedi , 23 janvier 2021

Naissance d’une plateforme contre l’accord politique du 12 octobre

Des partis politiques et organisations de la société civile ont signé ce vendredi à Conakry une plateforme dite nationale de défense des droits de citoyens. Née à la suite de l’accord politique du 12 octobre, cette plateforme dénonce « la violation de la Constitution et de la Loi dans cet accord ».

 

Pour les partis politiques réunis dans cette plateforme, on peut citer le PDA, PEDN, le Bloc libéral et le PGRP. Sur la liste des organisations de défense des droits humains figurent l’OGELT, le CPDGH tandis qu’au compte de la société civile, le parlement des jeunes de la société Civile et le WAFRICA-GUINEE font figure de représentants.

 

Pour le président du Bloc liberal (BL), Dr Faya Millimono, cette plateforme qui regroupe à la fois des  acteurs de la société civile, mais aussi ceux politiques, n’a d’autre visée que de fustiger l’accord de sortie de crise signé mercredi 12 octobre à la Primature par l’opposition républicaine, le pouvoir et une autre partie de la société civile.

« Il y a eu un assaut contre la liberté des populations guinéennes, de choisir directement par une élection, leurs chefs de quartiers et leurs chefs de districts. ceci constitue un recule par rapport à nos ambitions de démocratisation de la société guinéenne et dans notre ambition de construire un état de droit », a déploré le leader du BL.

L’ensemble des signataires de la nouvelle plateforme assurent que leur lutte a pour dénominateur commun l’union sacrée pour barrer la route à ce qu’ils appellent une forfaiture imposée au peuple de Guinée.

 

« Nous utiliserons tous les moyens légaux  pour empêcher cette dérive en Guinée que nous confère la constitution Guinéenne », a indiqué Faya Millimouno.

 

Selon lui aucun moyen illégal ne sera utilisé. Et que la lutte à mener sera impersonnelle.  « Les gens aimeraient entendre que nous pointions du doigt certaines personnes dans cette affaire. Mais nous ne sommes pas  dans le combat pour un individu mais un peuple. On ne négocie pas un principe. Si l’on le fait, les citoyens perdent leur droits », a-t-il indiqué.

Clairement, les initiateurs de cette plateforme précisent qu’ils vont dénoncer  toutes les violations de la Constitution et de la Loi. Ils comptent aussi former et informer les citoyens sur leurs  devoirs mais aussi et surtout sur leurs droits, afin que ceux-ci puissent les exercer pleinement, les défendre  et les revendiquer en cas d’usurpation ou d’aliénation.

 

La faction de la société civile présente dans la plateforme promet de mener une lutte sans merci contre l’accord récemment signé. Selon Mamady Koné, un activiste de la société civile, cet document constitue un éloignement de certains acteurs politiques de l’idéal noble et exaltant qu’est de donner à la Guinée une démocratie véritable dont la conquête a entraîné assez de sacrifices en vies humaines.

 

Pour lui, le mépris des lois et le refus des principes dictés par la Démocratie et l’Etat de Droit deviennent le doux matelas de la République.

Par Sériane Théa

 

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