mardi , 10 décembre 2019

Guinée : sursis accordé à des sociétés immobilières

Les autorités guinéennes viennent d’adresser une ferme mise en garde à certaines sociétés immobilières adjudicataires de grands projets immobiliers de l’Etat. Celles-ci ont désormais un mois pour marquer leur territoire.

Il ne se passait un seul jour sans qu’une société immobilière n’obtienne une audience au Palais présidentiel Sèkhoutoureyah pour promette des logements. Un domaine qui plus est très cher à Alpha Condé.

30.000 logements, 50.000 logements, 100.000 logements, reconstruction du marché Niger etc. Les projets miroités étaient tels que le gouvernement signait les conventions à tour de bras sans s’assurer de la volonté réelle et la capacité financière des ces boîtes à exécuter leur part de contrat.

Résultat,  c’est toujours le statu quo. On est toujours à la case départ. Les autorités guinéennes ont l’impression d’avoir été roulées dans le ciment. La majorité de ces sociétés qui ont promis des logements sociaux et de haut standing peinent toujours à poser les premières briques.

Dans ce lot, figure un consortium de 8 entreprises évoluant en Guinée qui a promis en juillet dernier la construction de 100.000 logements sociaux à Kassogna, dans la préfecture de Coyah, ainsi que la reconstruction et l’extension du marché Niger, l’aménagement de 65 hectares le long de la Corniche Sud et un aménagement de 5 hectares à Sandervalia.

Est également citée dans ce lot, la société marocaine ADDOHA qui est chargée de reconstruire les cités police et douane. Les poses des premières pierres de ces deux cités, rappelons-le, ont eu lieu en 2014 en présence du président Condé et du roi Mohammed VI.

Pour mettre un terme à cet immobilisme, le ministère de la Ville et de l’Aménagement du territoire a adressé courant juillet une ferme mise en garde à toutes les sociétés concernées.

Selon le ministre Louncény Camara qui s’exprimait mercredi sur une radio privée à Conakry, ces entreprises immobilières ont jusqu’à fin octobre pour  se mettre au travail ou tout au moins prouver leur capacité à mobiliser les ressources financières nécessaires. Faute de quoi les contrats seront purement et simplement résiliés et les marchés accordées à de nouveaux repreneurs.

Par Ougna Elie Camara


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