vendredi , 17 août 2018
Flash info

Violences du 28 Septembre 2009 : l’OGDH « un peu pessimiste »

L’organisation guinéenne des droits de l’homme et du citoyen (OGDH) est un peu pessimiste quant à l’engagement politique des autorités guinéennes à faire la lumière sur les évènements du 28 septembre 2009, a déclaré mercredi son président Abdoul Gadiri Diallo.

 

M. Diallo qui commentait la promesse du ministre de la Justice d’ouvrir le procès en rapport avec ce massacre en 2017 a estimé que la seule volonté de Cheick Sacko était insuffisante.

 

« Les pesanteurs de la lenteur ont été plus ou moins levées particulièrement par l’actuel ministre de la Justice. Mais là où nous sommes un peu pessimistes, c’est que sa décision à lui seul ne peut rien faire », a-t-il déclaré dans un entretien à Kaloumpresse.com.

 

« Nous avons besoin de l’engagement politique au plus haut niveau », a-t-il ajouté en faisant référence au président Alpha Condé.

 

L’OGDH qui s’est portée partie civile dans ce dossier prévoit de rencontrer le Premier ministre Mamady Youla. Elle entend ainsi obtenir l’engagement du Chef du gouvernement d’aller plus vite vers l’ouverture du procès.

 

Le 28 septembre 2009, des éléments de garde présidentielle ouvrait le feu sur des opposants au stade Conakry. Bilan : plus de 150 morts, des centaines de femmes violées et des milliers de blessés.

 

L’ouverture des enquêtes par un pool de juges guinéens à permis l’inculpation d’une quinzaines d’officiers et proches du CNDD, la junte militaire au pouvoir au moment des faits.

 

Inculpé dans cette affaire, le chef de la junte Moussa Dadis Camara, en exil à Ouagadougou au Burkina Faso doit être entendu par les juges.

 

La Cour pénale internationale dit suivre le dossier de prêt et n’exclut pas la possibilité de s’auto-saisir en cas d’incompétence de la Guinée.

 

Par Mamady Fofana


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*