samedi , 4 avril 2020

La BCRG parle de changes avec les cambistes

La Banque centrale de Guinée et les Bureaux de change agrées sont en concertation depuis mardi à Conakry. Initiée par l’institution monétaire guinéenne, cette rencontre vise à expliquer aux opérateurs de changes le fonctionnement du marché de changes et le rôle qu’ils doivent jouer dans le circuit financier du pays.

Une trentaine de représentants de Bureaux de change légalement établis en Guinée prennent part  à cette formation.

Selon le gouverneur de la BCRG, Dr Louncény Nabé, ce rendez-vous qui constitue un des axes prioritaires de la politique de son institution vise à instaurer un dialogue franc et constructif avec les bureaux de change.

Il a affirmé à l’ouverture de la séance que ces bureaux de changes constituent un maillon extrêmement important dans la chaîne économique de la Guinée.

 

En justifiant les motifs de l’organisation de cette session, Louncény Nabé a déclaré en outre qu’elle devrait permettre aux acteurs concernés de faire leurs transactions financières dans la transparence. Ceci, dit-il, pour faire de la Guinée « un pays respectueux des standards internationaux ».

Il faut souligner que les bureaux de changes effectuent des opérations sur les devises étrangères avec les particuliers. Tandis que les banques traitent des opérations à l’international.

En réunissant les cambistes agrées autour de la table, la Banque centrale espèrent ainsi leur expliquer les textes qui régissent le domaine de changes. Pour que désormais les opérations se déroulent conformément à la réglementation en vigueur.

En majorité des illettrés, les cambistes guinéens jouent cependant un rôle majeur dans la fixation des taux de changes du franc guinéen par rapport aux principales devises que sont le dollar et l’euro.

De ce point de vue, et en raison de leur implication, ils sont souvent pointés du doigt par les dirigeants comme principaux responsables de la dépréciation de la monnaie locale.

Mais ce mardi, la BCRG a bien voulu calmer le jeu et rappeler à ses interlocuteurs du jour qu’ils sont des partenaires et non des adversaires.

« La Guinée est un pays structurellement importateur. Quand le pays est comme ça, le taux de change est extrêmement sensible », a rappelé le directeur des changes de la BCRG Ismaël Dioubaté, promettant aux bureaux de changes de poursuivre les consultations avec eux sur les interventions de son institution.

Par Ougna Elie Camara

 

 

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