dimanche , 9 août 2020

Santé : Hadja Djènè Kaba Condé, Ambassadrice de l’Unicef pour la nutrition en Guinée

La semaine de l’allaitement lancée en Août dernier sous le thème à « L’allaitement et le développement durable » a été clôturée ce mercredi 21 septembre.

 

Placée sous le haut patronage de la Première dame Hadja Djènè Kaba Condé, la cérémonie a été marquée par la présence des ambassadeurs accrédités  en Guinée, les représentants de l’OMS, UNICEF et les associations qui lutte contre la malnutrition.

Selon le Dr Ibrahima Sory Diallo, médecin pédiatre au CHU de Donka l’enquête sur la malnutrition en Basse Guinée a révélé que 98% des femmes allaitent en Guinée dès la naissance. Alors que seulement 21% des enfants sont allaités jusqu’à l’âge de 6 mois.

 

Pourtant, à souligné le médecin pédiatre, l’allaitement maternel représente plusieurs avantages comme la protection des enfants contres les diarrhées, les maux de ventre et les infections respiratoires.

Rappelons que cette semaine de la nutrition s’est déroulée au moment où le taux de prévalence des enfants malnutris reste des plus élevés avec notamment plus de 25% des enfants de moins de 5 ans qui souffrent de carence en vitamine A. Tout un défi pour les acteurs et les décideurs politiques.

C’est d’ailleurs pour donner plus d’élan à la lutte contre la malnutrition en Guinée que le Fonds des Nations-unies pour l’enfance (Unicef) a jugé bon de nommer la Premier dame Ambassadrice de la nutrition.

En apprenant cette nomination, l’intéressée n’a pas caché sa joie aux professionnels de la nutritions ainsi qu’aux partenaires nationaux et internationaux.

 

Hadja Djènè Kaba Condé a félicité l’Unicef pour l’honneur qui lui est fait en lui confiant la mission d’ambassadrice de la nutrition dans son pays. Elle s’est dite « personnellement touchée et émue » par la confiance placée en elle pour porter haut le flambeau de la Guinée.

 

Par ailleurs, l’épouse du président de la république a dit mesurer l’ampleur de la charge qui lui a été confiée.  Car dira-t-elle, s’agissant de la question  de la malnutrition,  plus de 500 000 enfants souffrent de ce fléau et la quasi totalité des femmes en Guinée souffre d’une forme ou d’une autre de malnutrition au cours de leur vie.

 

La désormais ambassadrice de l’Unicef a appelé l’ensemble des acteurs à « agir sur les causes » avec engagement afin de mieux réduire la malnutrition dans le pays. Elle a appelé à l’implication gouvernement, des partenaires au développement, la société civile afin d’atteindre ce but.

 

La Première dame de la République s’est engagée à mener des actions de plaidoirie pour obtenir l’implication des décideurs dans le combat contre la malnutrition.

 

« Ensemble, nous porterons la sensibilisation pour le changement du comportement afin d’adopter une bonne pratique: celle d’allaitement maternel. Pour ma part, je m’engage à partir d’aujourd’hui,  sur la mission de plaidoirie  sur la nutrition dans tous les coins et recoins de la Guinée », a-t-il souligné.

De son côté, Séraphine Wakana, Coordinatrice du Système des nations-unies  a rappelé que le monde célèbre la semaine mondiale de l’allaitement depuis 1972. Et que selon l’OMS, l’allaitement maternel est le meilleur moyen d’offrir aux nouveau-nés un immense moyen dont ils ont besoin pour leur croissance.

 

« L’OMS recommande l’allaitement exclusif du nourrissons jusqu’à ses six mois  et après six mois, son association à l’alimentation complémentaire adapté. Le lait maternel possède des éléments  nutritionnels très supérieurs à toutes sorte d’alimentations pour les nourrissions », a indiqué Séraphine Wakana.

 

Pour la Coordinatrice du SNU, le fait d’allaiter uniquement les enfants pendant les six premiers mois diminue la mortalité des enfants d’une année de 13%. En outre, en l’administrant avec un aliment de complément à partir du 6è mois cette mortalité est réduite au 6%.

Par Sériane Théa


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