jeudi , 26 novembre 2020

Affaire Diané – Ping: Encore une autre bande sonore

Une autre bande sonore circule sur la toile depuis quelque heures dans laquelle on peut entendre une présumée conversation téléphonique entre Mamadi Diané, Ex Conseiller special du chef de l’Etat  ivoirien et Jean Ping, l’adversaire l’Ali Bongo, le président proclamé élu à l’élection présidentielle gabonaise.


La bande qui dure 6 min 03, qui en realité est une compilation de deux conversations différentes. Les deux hommes discutent de la crise post électorale au Gabon.

Ils se tutoient

Celle qui a lancé l’appel se présente comme étant Mamadi Diané de Côte d’Ivoire. Et celui-ci interroge son interlocuteur sur la situation Gabon. « Félicitation », lance l’homme avec des rires. « Est ce que la population va sortir célébrer ? », poursuit l’appelant. «  Ils sont déjà dehors hein mais il a commencé à mettre des chars partout », répond la voix masculine à l’autre bout du fil avec un accent d’Africain centrale.

Dans les échanges les deux hommes évoquent un camerounais du National démocratique institue (Ndi).« Les chars sont dehors mais les manifestants sont quand même dehors, ils s’en fichent », répond  le supposé Jean Ping. Une autre conversation collée à la première met en scène le même Mamadi Diané et certain Jean François. Celui-ci appel le Mamadi Diané qui prononce son propre nom deux fois, « tonton »,«  ta maman est côté ? » demande le présumé conseiller spéciale d’Alassane Ouattara.

« Les choses sont aussi graves, il n’y a rien à faire », indique le « Jean Ping » de la bande qui a finalement pris le téléphone. Les deux hommes trouvent la déclaration d’Ali Bongo, de reconnaitre le résultat des urnes, ambigüe. Mais se réjouissant de ce que «  la population est fâchée ». « et les puissances étrangères là-bas ? », demande « Mamadi Diané »  qui vient aux nouvelles. « L’Union européen a fait bon  travail », répond l’autre  au bout du fil.

« Ils mettent la pression qu’il faut hein. L’Onu aussi, mais l’Onu n’a pas de personne ici », regrette un peu le supposé Ping. Même s’il se satisfait, avec son interlocuteur, de la réaction de l’ambassade américaine. « Ils ont envoyé un conseiller qui était là au temps des baobab. Il est même venu me voir. Ils savent beaucoup plus que nous on en sait hein. Ils nous ont demandé si nous on ne veut pas lui faire du mal. Je lui ais dit que non. Et que s’il part, est qu’il aura le droit de revenir ? On dit bien sûr oui ! Et puis après on fait du bon travail. Et c’est le camerounais qui est là. Il détiennent des choses que nous ne savons pas », dit Jean Ping de la bande.

Avant de laisser parler l’autre.  « Je vais appeler l’ambassadeur d’Amérique, il est marié à quelqu’un qui travaille chez moi à Washington. Le Ghanéen, je vais l’appeler», on t-il conclu.

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