mercredi , 11 décembre 2019

La construction des échangeurs sur « Le Prince » prévue pour démarrer en 2017

La Banque islamique de développement va financer divers projets à hauteur de 360 millions de dollars sur la période 2017-2019.  Parmi eux, figurent les échangeurs devant être construits aux différents ronds-points sur l’axe Le Prince.

 

Au cours des trois prochaines années la Banque islamique de développement prévoit d’investir 360 millions de dollars en Guinée.

Pour l’exécution de son portefeuille, l’institution de financement multilatérale compte se focaliser sur des secteurs comme le transport, l’assainissement, l’agriculture, l’énergie et l’assistance technique.

Dans le transport par exemple, la BID dispose d’une ligne de financement de plusieurs échangeurs à Conakry à partir de 2017.

D’un coût estimé à 92 millions de dollars dont 90% financés par la banque, ces ouvrages seront construits au niveau des ronds-points d’Hamdallaye, Cosa, Enco5 et Bambeto, dans la commune de Ratoma, considérée par certains comme parent pauvre des infrastructures publiques dans la capitale.

La réalisation de ces échangeurs va changer le visage de Conakry et révolutionner la mobilité  sur l’axe routier « Le Prince ».

Aussi, la BID va s’engager dans un projet agricole. Le but est d’assurer un développement intégré des villes de Gaoual et Koundara pour près de 25 millions de dollars. Elle va également procéder au financement d’un autre projet destiné, cette fois, à l’assainissement des grandes villes. Coût estimatif : 54 millions de dollars.

En tout, les engagements de la BID pour 2017 pourraient atteindre 180 millions de dollars.

En ce qui concerne l’année suivante, ces engagements devrait baisser à 72 millions de dollars, consacrés en partie à l’enseignement secondaire, l’aménagement des espaces pastoraux et la gestion des déchets solides.

Pour 2019, la banque table sur un financement de plus de 110 millions de dollars. Ce fonds sera investi dans la construction d’infrastructures agricoles en milieu rural, au financement des centres d’autonomisation des femmes et deux projets portant sur le secteur énergétique.

Tous ces projets sont pris en charge dans le cadre d’un programme triennal de coopération qui se veut réaliste et pertinent que la Banque islamique de développement vient de signer avec le gouvernement guinéen.

Mais pour l’exécution de ce plan le gouvernement guinéen devra mettre les bouchées doubles pour relever le principal obstacle aux financements privés qui demeure sa faible  capacité d’absorption.

Selon la BID le taux de décaissement global de la Guinée tourne autour de 54%. Sur 103 opérations engagées dans le pays pour 531millions US$, seules 85 ont été achevées à date tandis que 18 sont en cours de réalisation.

 

Par Elie Ougna


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