dimanche , 21 octobre 2018

Un mort après la marche de l’opposition

Une personne a été tuée par balle mardi à Kaporo dans la commune de Ratoma, à Conakry, à la suite de l’appel à la manifestation de l’opposition. Selon le gouvernement qui a fait l’annonce, douze autres personnes ont été blessées et six autres ont été arrêtées par les forces de sécurité.

 

Mardi nuit, il était difficile de connaitre les raisons exactes qui ont entrainé ce décès en marge de la manifestation de l’opposition qui s’était pourtant déroulé pacifiquement.

 

En attendant les versions de l’opposition, le gouvernement a signifié son profond regret après ce décès.

 

Il a présenté ses condoléances à la famille du défunt et souhaité que le dialogue reprenne rapidement.

 

« Retenue des forces de sécurité »

 

Aucun incident majeur n’avait été signalé durant le déroulement normal de la manifestation. Ce qui a d’ailleurs suscité un sentiment de rapprochement entre manifestants et forces de maintien d’ordre à la fin de la marche.

 

Tour à tour, les leaders de l’opposition avaient salué un changement de comportement chez les forces de défense et de sécurité.

 

« Je suis convaincu que l’opposition est capable d’entretenir un climat de compréhension avec les forces de l’ordre », avait déclaré Papa Koly Kourouma du parti GRUP.

 

« C’est rare. Pour une fois les forces de l’ordre ont fait preuve de retenue », avait renchérit le leader de l’opposition Cellou Dalein Diallo, ajoutant que « les guinéens ont besoin de solidarité et de fraternité ».

 

« Un pays qui va mal »


Brandissant des pancartes sur lesquelles ils ont dépeint leur façon de voir la Guinée d’aujourd’hui sous Alpha Condé, les supporters de l’opposition ont pris part à la marche de ce mardi, en esquissant parfois des pas de danse sur fond de la musique  »Mon pays va mal » du reggaeman ivoirin Tiken Jah Fakoly.

 

Du rond-point de Bambéto à l’esplanade du stade du 28 septembre, ils scandaient des slogans hostiles au pouvoir. Ils fusaient une gouvernance Condé caractérisée, de leur point de vue, par le détournement de deniers publics, la division ethnique, l’accroissement du taux de chômage et la détérioration de leurs conditions de vie.

 

Le président du Bloc libéral Faya Millimouno qui fustigé les voyages réguliers à l’étranger du chef de l’Etat a prévenu que l’opposition pourrait demander à changer le changement si les conditions actuelles ne changeaient pas.

 

Dans un autre registre, Cellou Dalein Diallo a appelé les militants de l’opposition à se mobiliser contre « le vol de ses ressources ».

 

Estimant que la mobilisation d’aujourd’hui était un message à l’endroit du président Alpha Condé, l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo a souligné que les manifestations vont continuer.

 

Par Elie Ougna

 

 

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