mardi , 16 juillet 2019
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La CENI reconnait les difficultés à tenir les élections locales cette année

La commission électorale nationale indépendante (CENI) multiplie les rencontres avec les parties concernées par les élections locales.Les échanges portent essentiellement sur le chronogramme lié à ces élections. Ce vendredi 12 août, l’organisme chargé des élections était face à la presse dans le cadre de cet exercice.

 

S’agissant des élections communales et communautaires, il convient de rappeler que selon le chronogramme conçu par les acteurs du processus électoral en début d’année à Kindia, les deux élections devaient avoir lieu en octobre prochain.

 

Mais cette projection se retrouve aujourd’hui compromise en raison de l’existence de nombreuses contraintes administratives et juridiques.

 

Pour les commissaires de la CENI, si ces élections se déroulent cette année comme initialement prévu, ce sera par simples coups de baguettes magiques à cause du fait que les contraintes qui devaient être levées n’ont bougée d’un iota.

S’exprimant sur ce sujet, le directeur des opérations de la CENI, Etienne Soropogui a affirmé que le chronogramme opérationnel des élections qui avait été conçu à Kindia avait une particularité.

 

« Il y avait une chaîne d’activités, notamment des délais et des moyens de mise en œuvre. Nous avons mis à l’intérieur de ce chronogramme un certain nombre d’activités qui devaient être réalisées dans les délais que nous avons à l’époque indiqué », a-t-il déclaré.

Selon Soropogui l’ensemble de ces contraintes devaient être relevées dans un délai de 130 jours. Et ce délai courrait du 24 févier au 8 juillet.

 

« Or, a souligné le commissaire de la CENI, nous sommes en août et il se trouve que lorsqu’on regarde la mise en œuvre de cette opération, on se rend compte malheureusement que jusqu’ici rien n’a été fait ».

 

La Commission électorale nationale indépendante précise que les contraintes dont il s’agit sont des actes réglementaires et  législatifs qui devaient être prises par des autorités politiques, administratives et parlementaires.

 

Etienne Soropogui a relevé que le chronogramme tenait compte de l’ensemble des élections à savoir les élections des communes urbaines et rurales, et celles au niveau des districts et quartiers.

A ce niveau, il a souligné une contradiction entre la Constitution guinéenne et le code électoral. Car d’après lui, la Constitution guinéenne considère les communes urbaines et rurales des collectivités locales, alors que le Code électoral stipule que ce sont des communes urbaines et rurales mais aussi les districts et les quartiers.

 

« Il se trouve que dans la configuration actuelle de ces collectivités, pour faire en sorte que ça soient en définitive des collectivités, il fallait prendre une loi au niveau de l’Assemblée nationale qui devait régulariser le statut de ces collectivités pour dire qu’elles sont devenues des collectivités locales », a-t-il expliqué.

Et Soropogui de poursuivre : « La loi n’a pas été prise. Et le Parlement vient de clôturer la session des lois, le 5 juillet dernier. On peut renverser cette tendance, si les gens décident d’organiser une session des lois. Dans la configuration actuelle, on ne peut organiser les élections dans les districts et les quartiers ».

 

L’autre raison évoquée par le Directeur des opérations de la CENI pour justifier la difficulté à tenir les scrutins dans les délais préétablis est d’ordre financier. A ce jour la CENI n’a reçu malheureusement aucun franc comme ressources liées aux opérations électorales, a-t-il noté.

 

Par Sériane Théa

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