vendredi , 15 novembre 2019

Environ 600 personnes meurent par an dans des accidents de la circulation

Une étude menée par l’ONG Observatoire Guinéen de la Sécurité Routière et de la Mobilité Urbaine (OBSERMU) révèle que près de 600 personnes meurent par an dans des accidents de la circulation en Guinée. Un triste bilan qui est loin d’être exhaustif.

Selon le rapport de 76 pages, le nombre d’accidents et de victimes de la circulation routière va en crescendo depuis plusieurs années.

Il fait état de 16.364 accidents causant la mort de 2.288 personnes et 5.700 blessés graves entre 2011 et 2014.

Les causes de ces accidents mortels sont multiples. Toutefois, l’excès de vitesse, la consommation excessive d’alcool ou de drogue, la fatigue, l’état technique des véhicules, sont régulièrement pointés du doigt.

A cette triste liste des causes s’ajoutent aussi le dépassement défectueux, la circulation à gauche, l’inobservation des règles de priorité de même que le refus pour les conducteurs de motos de porter des casques.

Selon la source, l’usage du téléphone portable par le conducteur au volant et à moto reste une pratique courante en Guinée mais moins sanctionné.

Les chiffres sont aussi alarmants en ce qui concerne par exemple le premier semestre de 2016. Un total de 103 morts et plus de 200 blessés dans 74 accidents corporels ont été recensés par l’Organisation non-gouvernementale OBSERMU.

L’intérieur du pays où les routes restent vétustes et impraticables détient le record avec  83% des accidents contre 17% pour la région de Conakry.

Et les accidents de véhicules viennent en tête avec un taux d’accident estimé à 62%, contre 29% pour les motos et 9% pour les piétons.

Pour réduire le nombre d’accidents, l’Observatoire Guinéen de la Sécurité Routière et de la Mobilité Urbaine recommande que les autorités apportent des innovations juridiques à travers un toilettage  des textes et leur application.

En plus de l’accroissement des campagnes de sensibilisation et l’élaboration d’un nouveau code de la route propre à la Guinée, l’ONG appelle à la création de centres de visites techniques et au renforcement des capacités d’accueil et de soins appropriés des services d’urgence et de traumatologie.

Elie Ougna

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