mercredi , 19 juin 2019

Vers l’organisation des États généraux de la publicité en Guinée

Les agences et régies publicitaires légalement établies en Guinée sont à pied d’œuvre pour l’organisation des États généraux de la publicité. Premier du genre en Guinée, ces États généraux auront pour visée de poser un diagnostic sérieux du secteur de la publicité et de mettre fin au vide juridique qui règne dans le domaine.

 

Dans le cadre des réflexions portant sur l’organisation de ces futurs Etats généraux, les agences, conseils et régies de publicité ont procédé  jeudi 14 juillet à la mise en place d’un Comité scientifique.

Composé de huit responsables d’agences de publicité, ce comité a pour cahier de charge de « réfléchir sur le cadre organisationnel de ces États généraux de la publicité ».

Pour atteindre sa mission, le Comité scientifique mis en place n’entend pas évoluer en autarcie.

Ainsi, selon son Porte-parole, Namory Kourouma, il va entreprendre des démarches auprès des autorités administratives du pays en vue de leur implication effective dans ce projet.

« Nous n’avons pas la qualité de pouvoir organiser ces états généraux sans l’Etat », a dit Kourouma au cours d’un point de presse annonçant l’évènement.

Déjà, des courriers ont été adressés aux ministères de la Communication et de l’Administration du territoire, ainsi qu’au Gouvernorat, la Haute autorité de la Communication et l’Office Guinéen de Publicité (OGP), institution régulation du secteur publicitaire, pour solliciter leur accompagnement institutionnel.

Notons que derrière l’idée de tenir les États généraux de la publicité, trame aussi la ferme volonté de combattre l’anarchie et de contrer les agences de publicité clandestines qui ont pignon sur rue à Conakry.

Et c’est d’ailleurs pour assainir et revaloriser ce secteur stratégique que la Chambre des Afficheurs de Guinée  (CHAFGUI) a vu le jour en avril 2011.

Il faut aussi noter que dans le cadre de l’assainissement du secteur publicitaire, le directeur général de l’OGP, Paul Moussa Diawara, était récemment dans les rues de Conakry pour fermes les régies clandestines et arracher les panneaux publicitaires ne répondant pas aux normes.

 

Une démarche appréciée par les initiateurs des prochains États généraux de la publicité.

 

« Les agences clandestines portent préjudice à nous, opérateurs légaux », a reconnu Namory Kourouma. Et d’ajouter que cette situation est due à l’absence d’un cadre juridique clair.

 

« Nous souhaitons qu’à l’issue de ces États généraux, nous ayons une proposition de Loi à soumettre au président de la République via le ministère de la Communication qui est notre ministère de tutelle », a-t-il dit.

Par Elie Ougna


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