dimanche , 25 octobre 2020

Les commerçants réclament plus de 144 milliards de francs à l’Etat

Un groupe de commerçants guinéens a invité jeudi l’Etat à passer à la caisse pour le paiement d’une mirobolante somme estimée à plus de 144 milliards de francs guinéens.

 

Ces opérateurs regroupés sous le label « Association des victimes de pillages et destructions pré-électoraux 2015 en Guinée », ont indiqué dans une déclaration commune que cette somme d’argent représente les frais de dommages qu’ils ont subi à l’occasion du scrutin présidentiel. Ces dommages s’élèvent d’après eux à  144.738.718.894 francs guinéens.

 

Selon le président de cette association, Ibrahima Tall, pendant la campagne présidentielle de 2015, leurs boutiques, magasins et kiosques commerciaux, sis dans la commune Matam et Matoto, relevant du gouvernorat de la ville de Conakry, ont été systématiquement vandalisés et pillés. Et que certains ont été calcinés, et au pire des cas, totalement vidés de leurs contenus.

 

Le collectif réclame son indemnisation à l’Etat d’autant qu’il estime qu’au cours de ces journées de pillages, ses membres n’ont bénéficié d’aucune sécurité, ni des protections de la part des forces de sécurité. « Désespérés et sans défense, nous avons assisté à des actes de vandalisme d’un  autre âge de la part des loubards et de certains agents de sécurité que nous n’avons pas pu malheureusement identifier dans le feu de l’action », a déclaré Tall.

Ces hommes d’affaires sont convaincus que leur sécurité incombe à l’Etat. « Nous payons régulièrement les taxes et impôts revenants aux communes, dans lesquelles nous exerçons légalement notre commerce », a rappelé le président de l’association.

 

Au nombre de 404 victimes, ces commerçant ont intenté une action judiciaire au Tribunal de Première Instance de Mafanco contre les communes de Matam et Matoto en vue d’obtenir le paiement de ce montant. Une procédure qui traine depuis des mois. « Comme  la procédure traine d’une lenteur inexplicable, nous avons jugé nécessaire d’attirer l’attention de  l’opinion nationale et internationale sur notre  situation », a-t-il ajouté.

 

Par Sériane Théa

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