lundi , 18 novembre 2019

Les avocats de l’UFDG règlent leurs comptes avec le ministre de la Justice

Le collectif des avocats du parti UFDG a exprimé à nouveau jeudi son mécontentement après l’arrestation de leurs clients suite à l’assassinat du journaliste Mohamed Diallo.

 

Selon ces avocats, les gardes qui sont détenus à la Maison centrale de Conakry ne sont ni plus ni moins que des captifs du gouvernement Condé.  Et ce, en dépit de la bonne foi de certains magistrats qui sont prêts à les libérer.

 

« Dans l’ordonnance n°181 du 24 mai 2016, le Doyen des juges d’instruction, après quatre mois d’intenses investigations judiciaires, a ordonné la libération immédiate de nos clients. Parce qu’il s’est rendu compte qu’il n’y a aucune charge contre eux », a indiqué Me Alsény Aissata Diallo.

Selon cet avocat de l’UFDG, le parquet de Conakry II a refusé d’exécuter cette ordonnance. « Il a préféré interjeter appel. Le dossier est au niveau du parquet général et nous nous acheminons vers la chambre d’accusation  où nous nous battrons corps et âme pour que cette ordonnance sage soit confirmée et que nos clients soient libérés », a-t-il dit.

D’après les conseils de l’Union des forces démocratiques de Guinée, le gouvernement agit ainsi parce qu’il est composé de « vampires et de mafieux ». Des ministres, qui sont selon toujours ces avocats, « de piètres communicateurs à l’exemple du ministre de la Justice et Garde des sceaux Cheick Sacko ».

 

« Ça nous amène à nous poser des questions sur le niveau intellectuel du ministre de la Justice. Nous ne savons pas d’où il vient et où le président Alpha l’a tiré. Il ne voit aucune considération en nous les guinéens », a déclaré Me Paul Yomba.

 

Le collectif se dit serein et ferme dans son combat. « Ce collectif ne reculera devant aucune menace », a prévenu Me Aboubacar sylla, un autre avocat appartenant au groupe. « Il y a des gens qui  ne veulent pas qu’on défend l’UFDG dans ce pays et cela est impossible. Notre collectif dérange, c’est pourquoi on nous en veut. Les intellectuels ont démissionné en Guinée et on veut faire taire nous qui dénonçons ».

 

Me Alsény Aissata Diallo, pour sa part a accusé la Justice de travailler dans l’injustice et l’inégalité. « Nous sommes mal vus par  le gouvernement tout simplement parce que nous sommes  les défenseurs des gens qu’ils veulent trainer dans la boue », a-t-il conclu.

Par Sériane Théa

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