dimanche , 20 octobre 2019

Affaire Global Witness : une partie de la société civile guinéenne soutient l’ONG britannique

La Plateforme nationale des citoyens unis pour le développement (PCUD), une coalition d’ONG de la société civile guinéenne, a apporté lundi 23 mai son soutien à l’ONG britannique Global Witness à l’origine des révélations fracassantes il y a deux semaines sur le président Alpha Condé, son fils et Sable Mining à propos d’une concession minières sur les monts Nimba.

DÉCLARATION — La conférence de presse donnée le dimanche 15 mai dernier par le Président de la République retient particulièrement l’attention de l’opinion publique sur trois questions :

1- Le rapport récemment publié par ‘’Global Witness’’ une ONG de renommée internationale, sur les conditions d’octroi du permis d’exploitation de minerai à la société ‘’Sable Mining’’ et l’implication présumée de deux personnalités suspectées de corruption dans cette affaire dont le fils du Président.

2- La négation par le Premier Ministre de l’engagement pris par le Gouvernement dans le cadre de l’accord signé le 19 février 2016 avec le syndicat et le patronat sur la baisse du prix du carburant.

3- L’éventualité d’une révision constitutionnelle pour se maintenir au pouvoir comme certains de ses collègues.

Par rapport aux réponses données, la société civile guinéenne relève deux enseignements majeurs :

Premièrement le Président de la République voudrait jouer à la transparence dans l’affaire de ‘’Sable Mining’’ et à l’apaisement pour la négociation sur la revue du prix du carburant à la pompe.

a- Dans le premier cas, il annonce la décision du Gouvernement de saisir la justice guinéenne. La société civile prend acte de la décision du Gouvernement d’ouvrir une enquête judiciaire en vue de la manifestation de la vérité dans l’affaire ‘’Sable Mining’’.

Elle apporte son soutien à ‘’Global Witness’’ et l’exhorte à poursuivre son combat pour la transparence dans le secteur minier en Guinée et en Afrique. Maintenant Il revient à la justice guinéenne de relever le défi de son indépendance comme vient de le faire son homologue de France dans l’affaire du Port Autonome de Conakry avec la société Bolloré ; et à la société civile d’assurer la veille et le suivi de ces dossiers en vue de la manifestation de la vérité.

b- Dans le second cas, le Président de la République a déclaré que les termes du Protocole d’accord du 19 février 2016 liant le Gouvernement aux Syndicats seront respectés. La société civile salue cette précision et appelle Gouvernement et Syndicats au strict respect des dispositions du Protocole d’accord qui prévoient.

SOURCE : PCUD

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Photo : Abdouraham Sano, président de la PCUD

 

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