mercredi , 21 août 2019

Le président, les démagogues et le prix du carburant

Le président Alpha Condé a estimé dimanche que l’appel à l’organisation d’une journée ville morte pour exiger une baisse du prix du carburant à la pompe était l’œuvre de démagogues ayant échoué par le passé dans la gestion du pays.

Existe-t-il un problème entre l’État guinéen et les mouvements syndicaux ? Pour le président Alpha Condé, la réponse est non.

« On n’a aucun problème avec le syndicat, nous collaborons avec eux », affirmait-t-il ce dimanche 15 mai, pendant une conférence de presse qu’il animait à Sèkhoutoureyah.

Selon le Chef de l’Etat, les syndicats ont même le droit de revendiquer. Mais ce qu’il n’admet pas, c’est les revendications soient dirigées par « des gens qui ont été incapables de gérer le pays ».

Il reconnait l’existence du protocole d’accord signé en février entre le syndicat, le patronat, le gouvernement et l’Assemblée nationale. « Nous respectons le protocole d’accord que nous avons signé. Des gens peuvent spéculer comme ils veulent. Nous nous sommes engagés de rester à 8000 même si le prix du baril augmentait sur le marché international. On s’est engagé aussi qu’on en discutera », souligne-t-il.

Selon lui, aucune date n’a été fixée pour la reprise de ce dialogue. Toutefois, Alpha Condé indique que ces discussions doivent se faire en fonction des programmes du Fonds monétaire international.

« Ce sont des démagogue qui sont en train d’appeler à manifester le 19 mai. Ce ne sont pas des syndicats », croit savoir le président.

D’après Condé sa priorité constitue la 8è revue du FMI qui interviendra en juin. Une revue qui pourrait permettre de conclure le programme de Facilité élargie de crédit.

Par Elie Ougna

 

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