mercredi , 13 novembre 2019

Affaire 27.000 tonnes de riz de HAMANA : la Société TRANSCO recadre le débat

Le directeur administratif et financier de la Société TRANSCO était ce jeudi 24 mars devant la presse pour répondre aux déclarations faites par le PDG de la société HAMANA à propos des 27 000 tonnes de riz qui l’oppose aux deux autres sociétés TRANSCO et SAFRICOM.

 

Pour sa mise au point, Kader Kéita représentant de TRANSCO a commencé par rappeler quelques notions en matière de réglementation internationale des échanges commerciaux et transport maritime. A ce propos, il a indiqué que lorsqu’une personne prétend être propriétaire d’une marchandise quelconque, elle doit être en mesure d’apporter la preuve de cette propriété.

Par ailleurs, a-t-il souligné, quand un navire arrive dans un port pour décharger une cargaison, il a obligation de manifester sa cargaison auprès des autorités douanières. Et que pour ce navire, la cargaison qui a été manifestée est de 27.000 tonnes. Ce qui prouve, selon lui, que le PDG de HAMANA dit des contrevérités quand il prétend par voie de presse que la cargaison de ce navire était de  32.000 tonnes.

Pour M. Kéita la marchandise dont il est question était une cargaison flottante. « De façon très simple, un navire flottant c’est un navire qui est chargé d’une cargaison n’appartenant pas à un destinataire désigné. Ce qui veut dire que la cargaison qui quitte le port de chargement appartient encore au fournisseur qui va la proposer à différents acheteurs de part le monde. Ceux ci deviendront propriétaires d’une partie ou de la totalité de la cargaison une fois que le fournisseur et le ou les acheteurs seront d’accord sur les modalités de vente et de paiement. Pour authentifier cet accord, un ou des connaissements qui sont généralement au porteur sont endossés par le fournisseur au profit de l’acquéreur qui devient propriétaire de la part de marchandise achetée qui peut alors être déchargée », explique-t-il.

 

Et de renchérir en soutenant que la Société HAMANA ne peut prétendre qu’il être propriétaire de la totalité de la cargaison des 27 000 tonnes de riz du moment où elle n’a jamais eu en sa possession les connaissements originaux relatifs à la marchandises.

« Un ensemble de connaissements de 22.000 tonnes sur le compte de ce navire contenant 27.000 tonnes de riz manifestés. Pour les 5 000 tonnes de riz restants, c’est la société SAFRICOM qui en est propriétaire et a présenté à TRANSCO le connaissement original à cet effet », poursuit le directeur administratif et financier de TRANSCO.

 

Selon la même source, ce débat a été clos d’autant que la Société HAMANA avait attaqué SAFRICOM en justice avant d’être déboutée. Et que TRANSCO a reçu un arrêt de la Cour d’appel l’instruisant de délivrer les 5 000 tonnes de riz à SAFRICOM conformément au connaissement original transmis par celle-ci.

Mettant au défi HAMANA de montrer les connaissements de la totalité des 27.000 tonnes, l’officiel de TRANSCO estime que celle-ci a volontairement abandonné  le reste de sa cargaison de riz dans leur magasin au Port Autonome de Conakry (PAC).

 

« Malgré nos multiples courriers de relance et mise en demeure adressées à HAMANA afin qu’il récupère son riz stocké depuis des mois dans notre magasin cale au port, Mr Mohamed Kourouma persiste à refuser de récupérer ce stock », déplore Kader Kéita.

S’agissant du stock de 138 tonnes de sucre abandonnées par HAMANA dans leur magasin depuis novembre 2011 sans aucun motif, TRANSCO se affirme qu’elle se retrouve aujourd’hui avec une décision de justice la déclarant « propriétaire » de ce stock.

 

« La Société TRANSCO n’est ni importatrice de riz, ni importatrice de sucre. Et aucun document ne peut prouver que TRANSCO est propriétaire de la cargaison de riz et de sucre dans son magasin cale au port. Nous continuons de croire en la justice et nous espérons que les autorités compétentes prendront le temps de se pencher de manière plus approfondie sur ce dossier afin d’éviter une erreur judiciaire », conclut M. Keita.

Par Sériane Théa

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