samedi , 7 décembre 2019

Le FMI va accorder 25,6 millions de dollars à la Guinée

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé lundi un décaissement de 25,6 millions de dollars. La décision a été prise à l’issue de la sixième et la septième revue des résultats économiques obtenus par la Guinée dans le cadre du programme de la facilité élargie de crédit (FEC).

Selon un communiqué du FMI, le Conseil d’administration a  approuvé aussi une demande de prolongation de l’accord FEC en vigueur jusqu’à fin octobre 2016. Ceci, pour permettre l’évaluation de l’exécution du programme à fin juin 2016 et un rééchelonnement des décaissements restants au titre de l’accord.

Outre cette déléance, le FMI a aussi accordé la demande de dérogations présentée par les autorités guinéenne pour la non observation du critère de réalisation à fin 2014 relatif aux réserves internationales nettes de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG).

En prenant toutes ces décisions, le FMI s’est engagé à accompagner la Guinée dans le relèvement de son économie après la fièvre hémorragique à virus Ebola.

« Après de solides résultats en 2014, l’exécution du programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC) s’est affaiblie en 2015, principalement à cause de l’épidémie Ébola et d’un vaste programme d’investissements publics appuyé par des garanties de la banque centrale », a indique le directeur adjoint du FMI, Mitsuhiro Furusawa. « Les réformes structurelles n’ont plus progressé, en partie à cause des difficultés rencontrées pour obtenir de l’assistance technique. La croissance devrait rebondir à 4 % en 2016, grâce à une augmentation de la demande, conjuguée à une croissance robuste dans l’agriculture », a-t-il dit.

Le FMI a encouragé le gouvernement à réaliser les réformes prévues dans l’exécution du budget de 2016. Il a appelé les autorités aussi à s’investir pour l’amélioration du Climat des affaires.

« Le vaste ajustement budgétaire qui est prévu dans la loi de finances 2016 est approprié, étant donné qu’il est nécessaire de maintenir la viabilité des finances publiques et d’accroître les réserves de change de la banque centrale. La réforme récente du mécanisme de fixation du taux de change permettra à ce dernier de jouer pleinement son rôle d’absorption des chocs et de préserver les réserves. La restructuration de certaines garanties de la banque centrale libérera de l’espace budgétaire pour des programmes sociaux, notamment dans le secteur de la santé », a indiqué le FMI.


Par Mamady Fofana

 

 

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