jeudi , 13 décembre 2018

Décès de Nancy Reagan, ancienne Première dame

Etats-Unis — Agée de 94 ans, la veuve du président américain Ronald Reagan a succombé dimanche à une insuffisance cardiaque.

 

L’ancienne Première dame des Etats-Unis Nancy Reagan est décédée dimanche à l’âge de 94 ans, a annoncé Joanne Drake, porte-parole de la Reagan Library dans un communiqué. Elle s’est éteinte dans la matinée à son domicile des suites d’une crise cardiaque. L’épouse de l’ex-président des Etats-Unis Ronald Reagan (1981-1989), dont elle fut aussi la conseillère et protectrice, vivait à Los Angeles.

Elle sera inhumée à la Ronald Reagan Presidential Library à Simi Valley, en Californie, à côté de son époux, décédé le 5 juin 2004 à l’âge de 93 ans, après un long combat contre la maladie d’Alzheimer.


Rencontre à Hollywood

Née Anne Francis Robin en juillet 1921 à New York, elle fut actrice à Hollywood dans les années 1940 et 1950, sous le nom de Nancy Davis. Sa rencontre avec Ronald, divorcé depuis un an de l’actrice Jane Wyman et lui aussi acteur, sera le début d’une histoire d’amour de plus d’un demi-siècle. «Pour mon anniversaire, dira Nancy, il envoyait des fleurs à ma mère pour la remercier de lui avoir permis de vivre avec moi.»

Elle l’épousera en 1952, avant de l’accompagner et de le conseiller dans sa carrière politique, d’abord en Californie, dont il fut le gouverneur de 1967 à 1975, puis à la Maison-Blanche.

Du mariage de la starlette avec le «Cowboy d’Hollywood», président six fois réélu du syndicat des acteurs américains, naîtront deux enfants: Patti, la même année, et Ron en 1958.

Une Première dame influente

Nancy Reagan est considérée comme l’une des premières dames les plus influentes de l’histoire du pays, à l’image d’Eleanor Roosevelt ou d’Hillary Clinton. Elle avait d’ailleurs été critiquée pour son grand ascendant sur le président.

A la Maison-Blanche, elle s’est notamment investie contre la toxicomanie, à la tête de la campagne «Just Say No». Lorsque son mari fut diagnostiqué atteint par la maladie d’Alzheimer, elle a mis son nom et son image au service de la recherche médicale.

«Je conçois le rôle de First Lady comme un moyen d’éviter l’isolement du président», disait-elle en 1985. «Je parle aux gens. Ils me disent des choses.»

AFP

 

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